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LA THÉORIE DE ROUX

en lbéou substances qui, au cours de l'assimilation et de la désassimilation de la cellule, subissent, chacune pour son compte, des modifi- . cations. Tel ou tel liquide nutritif eztourant la cellule favorise la multiplication des molécules de certaine catégorie plus que d’autres, rompant l'équilibre et donnant la prépondérance à telle ou telle substance. De même, les agents physiques et chimiques exercent leur action sur des substances inégalement sensibles aux excitations de l'agent donné : celle qui réagit davantage se dépense plus qu’une autre, et inversement. Les substances dont l'assimilation est favorisée se développent davantage, mais comme l’espace n’est pas libre, la capacité de la cellule étant limitée, il se produit entre elles une lutte dans laquelle l’une refoule l’autre et finit par devenir prépondérante. C’est cette prépondérance de certaines substances, différentes suivant les cellules parce que d’une part leur état initial n’était pas partout le même et que, d'autre part, les excitations diffèrent suivant la situation des cellules dans l’organisme, qui est la cause première de la différenciation ontogénétique, chimique et fonctionnelle à la fois.

Une lutte semblable existe de même entre les cellules, car elles aussi réagissent différemment aux excitations, et, pour elles aussi, la place est limitée dans l’organisme. Ce sont les plus capables de se multiplier qui prennent le dessus sur leurs voisines. La différenciation s’accentue alors davantage, car, parmi les cellules du même ordre, carac-

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