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OURS ries attribuent à l’hérédité, sont dues, dans la conception de Roux, à cette cause actuelle, l'excitation fonctionnelle. Le fonctionnement des tissus et organes commence, dit-il, bien avant la naissance; les muscles se forment de bonne heure; les os, les aponévroses, les ligaments sont obligés de bonne heure à résister à des tractions, extensions, etc. Cependant, le fonctionnement dans leslimites d’une existence individuelle ne serait pas capable de produire des organes tant soit peu compliqués; il a fallu, pour cela, d'innombrables générations pendant lesquelles les effets du fonctionnement se sont accumulés. Or, cela n’est possible que si les modifications dues à l’excitation fonctionnelle peuvent se transmettre héréditairement. Roux reconnait ainsi, comme une chose nécessaire, l’hérédité des caractères acquis; mais il n’en propose aucune explication physiologique, sauf en ce qui concerne les modifications chimiques qui peuvent, dit-il, avoir pour cause l’état général de la nutrition de l'organisme retentissant sur ses cellules sexuelles. Pour les caractères morphologiques, il se borne à émettre cette eupposition qu'ils sont peut-être
accompagnés de modifications chimiques dont l’ac-
tion est capable de s’étendre aux éléments reproducteurs.
On peut faire à le théorie de Roux un grand nombre d’objections, portant sur presque tous les points de son argumentation. Nous avons déjà dit
que sa théorie était très peu une théorie de l’héré-
à Hbéllonineile ne CR expliquer que l'apparition des caractères histologiques et anatomiques très généraux qui peuvent être et sont, en effet, communs au moins à tous les individus d’une espèce, sinon à toute une famille, tout un ordre, etc. Elles n’expliquent pas la ressemblance héréditaire individuelle. D’autre part, l’hérédité des caractères
acquis est affirmée comme une nécessité logique
pour la théorie, mais aucune explication de son
mécanisme n’est proposée. De mème, lorsque Roux
dit que la lutte des cellules pour l’espace et la nourriture a pour conséquence d’accentuer leur spécialisation, il ne nous explique pas pourquoi il en est ainsi : c'était clair lorsqu'il s'agissait des
proportions relatives des différentes substances
chimiques dans une même cellule, car il est naturel, ici, que la plus favorisée augmente; mais il n’est pas certain que les mêmes causes produisent la multiplication des cellules. On pourrait faire beaucoup d’autres objections encore : comme le fait Plate, opposer aux cas où le fonctionnement développe un organe, des cas où il l’use, au contraire (les dents, par exemple), montrer des cas de fatigue non compensée (organes de sens), d’hypertrophie spontanée, etc.
Et, cependant, malgré toutes les lacunes, malgré toutes les questions non résolues, Roux conserve ce grand mérite d’avoir mis en avant un facteur incontestablement réel et aussi important que l'excitation fonctionnelle, et d’avoir montré que ce
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modifications produites par ce facteur, nous apparait ainsi comme une théorie à tendance lamarckienne,
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facteur suffit pour expliquer un grand LR faits de première importance. La théorie de Roue est, sous ce rapport aussi, exactement contraire au système de Weismann : chez celui-ci, tout est expliqué, prévu, presque aucune objection de 4 détail n’est possible, mais la base mème est fausse ; chez celui-là, les détails manquent, la plupart des questions restent sans solution, mais l’idée générale est juste et capable de conduire les recher- : ches dans la bonne voie. 4
L’'excitation fonctionnelle n’est certainement pas une idée neuve : elle découle du principe lamarckien de la formation de l’organe par la fonction. Mais en la précisant, en montrant le comment de son application, en l’appliquant aux organes même passifs, en la faisant pénétrer jusqu'aux phénomènes de la vie cellulaire, Roux a fait faire un pas très marqué à la question. La théorie de l'excitation fonctionnelle, avec son corollaire, l’hérédilé des
malgré l’idée, vraie aussi d’ailleurs, de la lutte des parties de l’organisme qui lui donne une vague teinte de sélectionnisme. Mais elle ne peut apporter aux sélectionnistes aucun appui réel, comme le prouve … la tentative infructueuse qu'est la lutte des déterminants dans la sélection germinale de Weismann. Par contre, un néo-lamarckien aussi typique que « Cope put très logiquement voir dans les travaux et . | les idées de Roux le pendant embrrologique de ses ” théories PARIpE RENE et les prendre nour base. M