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lisent. C’est ainsi que Lang croise deux formes
d’'Heliz hortensis, le colimaçon ordinaire : l’une à coquille unie, l’autre à coquille striée. Les hybrides
de la première génération ont tous des coquilles lisses (caractère dominant); dans la suite, la dis-"
tribution des caractères antagonistes est, comme on peut s’en assurer par la figure 3, exactement celle prévue par la loi de Mendeli.
Un autre exemple, choisi entre beaucoup :
Correns croise deux variétés d’orties, l’Urtica pilulifera et l’'Urtica dodartiü, qui ne diffèrent entre elles que par les bords de la feuille, dentelés chez l’une et presque arrondis chez l’autre, etobtient des résultats aussi exactement conformes à la loi de Mendel. (Voir fig. 4.)
Outre ces cas simples, divers auteurs ont étudié les caractères corrélatifs, les caractères réagissant l'un sur l’autre, les types où il y a deux caractères dominants et deux caractères récessifs liés entre eux, les croisements entre les dominants « purs » et « impurs », etc. Nous laissons de côté ces complications d’une nature trop spéciale, et nous passons au côté de la question qui nous intéresse le plus : à la portée théorique des lois de Mendel.
L'existence de caractères indépendants ne se mélangeant pas et susceptibles de varier isolément, de saractères-unités, est une conclusion que
1. A. Lan. Ueber die Mendelschen Geselze, Art und Varietütenbildung, Mutation und Variation, insbesondere bei unsern Hain-und Gartenschnecken. (Verb. schweiz. Naturf. Ges’ 1905, Luzern.)
Mendel lui-même a tirée de ses expériences. Ces caractères possèdent, a-t-il dit, dans les cellules germinales des représentants matériels qui, au moment de la fécondation croisée, se combinent, mais de façon à ce que ceux d’un caractère seu-