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LE morphoses des plantes, en 1794, Erasme Re
Er
grand-père de Charles Darwin, - émettait dans un livre intitulé Zoonomia des vues analogues, en insistant davantage encore sur l'idée que les homologies observées du bras de l’homme, par
exemple, et de l'aile de l'oiseau, sont l’expression d’une parenté réelle entre ces espèces. 2 Mais c’est Lamarck qui le premier donna à l'idée
transformiste son expression précise. Ce qui, chez ses prédécesseurs, comme Gœthe, avait été une idée un peu vague et peut-être même métaphy-
sique (car il n’est pas sûr que par la «forme primi- 4 tive » à laquelle il rapportait les différentes modifications observées, Gœthe eût entendu une forme ; à
To
ancestrale véritable et non une entité n'ayant qu’une existence idéale), devint chez Lamarck une généralisation concernant les faits réels. (02
Né en 1744, Lamarck publia d’abord des travaux sur les différentes branches de la zoologie et dela = botanique. C’est lui qui introduisit le premier la division des animaux en vertébrés et invertébrés, les ÿ quatre types fondamentaux de Cuvier (vertébrés, mollusques, articulés et rayonnés) n'ayant été conçus que plus tard. Ce sont surtout les animaux 1
inférieurs qu'il étudia, dans son enseignement au Muséum d'Histoire naturelle et dans son grand 4 travail sur les Animaux sans vertèbres. Mais son
œuvre capitale, qui est en même temps la première profession de foi du transformisme, c’est la Philosophie zoologique parue en 1809. Lamarck montre là tout ce qu’il y a de relaüf et d’artificiel dans la
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