H. Srencer. Inadequacy of natural selection (Contem
porary Rewiev, février, mars et mai, 1893); À Reyoinder to prof. Weismann (Ibid., décembre 1893); Weismannism once
more (Ibid., octobre 1894); Weismann : The All-Sufficrency of Natural Selection (Ibid., septembre 1893); The Effect of External Influences upon Development (The Romanes Lecture,
4894); Neue Gedanken zur Vererbungsfrage. Eine Antwort.
an Herbert Spencer (1895),
NI POER DOM POMIR TT ! s LORD E 4" a A - Mid: :
appeler la contre-partie de cette argumentation, de l’hérédité des caractères acquis, c’est-à-dire d’un facteur qui, pour lui, sans s’opposer à la sélection, joue un rôle au moins aussi important que celle-ci. La sélection naturelle agit presque seule, dit Spencer, dans le monde végétal et chez les animaux inférieurs. Mais à mesure qu’on s'élève dans l’échelle, à ses effets s’ajoutent de plus en plus ceux produits par l’hérédité des caractères acquis; enfin chez les animaux les plus complexes, cette
dernière devient une cause importante, sinon prin-
cipale, de l’évolution.
L'hérédité des caractères acquis agit donc toujours, seule ou en se combinant avec la sélection naturelle; sans elle l’évolution devient incom- préhensible, « ou bien il y a eu transmission héréditaire des caractères acquis, ou bien il n’y a pas eu d'évolution du tout »t. Et lorsqu'on demande quels sont les faits prouvant l’hérédité des caractères acquis, on peut répondre que puisque beaucoup de modifications qui surgissent dans l’organisme sont héréditaires, on peut légitimement supposer que toutes peuvent l'être, et c’est à ceux qui affirment que certaines seulement le sont, à exclusion des autres, de prouver leur thèse. II est vrai que tous les caractères acquis ne se transmettent pas, mais cela tient à ce fait que les caractères sont, en général, d'autant mieux enracinés qu’ils sont plus anciens et disparaissent