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Que sont d’ailleurs ces attributs qui constituent ou qui expriment (1) cette substance que Spinoza appelle Dieu? De purs indéterminés.
Indéterminés en ce sens déjà que Spinoza n’a Jamais pu, malgré les instances qu’on lui fit, les désigner, sauf la Pensée et l' Etendue, auxquelles il ramène les quelques autres qu’il indique.
Qu'est-ce, enfin, que la Pensée et l’Etendue en tant qu'attributs divins? C’est une Pensée qui exclut toute idée en acte, une Etendue absolument vide. « L’enten- « dement en acte, soit fini, soit infini, comme par « exemple la volonté, le désir, l’amour, etc., se doivent € rapporter à la nature naturée et non à la nature natu- € rante. » (Prop. 31.) Il ajoute dans la démonstration :
« Par entendement, nous ne désignons évidemment « pas la pensée absolue, mais seulement un certain « mode de penser, tel que le désir, l'amour, etc., lequel « mode doit être rapporté à la nature naturée et non à « la naturante, {out comme les autres modes de la « pensée. » Au reste, la Pensée absolue est infinie, et d'après le principe : omnis determinatio negatio\ est, elle est indéterminée. Pour trouver quelque détermination positive, il faut sortir de la nature naturante et de descendre à la naturée, autrement dit de Dieu aux âmes humaines : « Les pensées particulières, je veux « dire telle ou telle pensée, sont autant de modes qui «expriment la nature de Dieu d’une certaine façon dé- « terminée. » (Part. IT, prop. 1. Démonstr.) C’est ce que Hartmann, après tous les panthéistes anciens et modernes, exprime en disant : «l’Inconscient prend conscience de lui-même dans l'intelligence de l’homme. »
Même raisonnement pour l’Etendue. Spinoza le dit
(1) Part. I, prop. 19.
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