‹ Les théories de l'inconnaissable: Les degrés de la connaissanceChapitre 28 sur 43 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Critique du Panthéisme.

Spinoza jouit d’un tel renom de logicien rigoureux et imperturbable, que celui qui aborde l’étude de sa doctrine avec l’intention d’en déterminer la valeur, peut croire que, s’il découvre un point faible, la construction

tout entière, intimement liée dans toutes ses parties, va

s’écrouler. Surtout si c’est la clef de voûte de tout l’édifice qui est fragile, il semble qu’un coup de pioche à cet endroit, qu’une simple observation va entraîner la ruine du tout.

Illusion grande! En réalité, l’entreprise n’est pas simple du tout. On raconte qu’un bourgeois de Hambourg, qui voyait dans cette doctrine une impiété, voulut y pénétrer pour la détruire et se trouva si bien enlacé au milieu de ce tissu compliqué de théorèmes qu’il n’en put sortir.

Peut-être serons-nous plus heureux en envisageant cette doctrine sous un seul point de vue, celui de l’Inconnaissable. |

Que de difficultés néanmoins! Pour Spinoza il ya trois modes de connaissance (1). Le mode inférieur est celui par lequel nous nous représentons les choses particulières et sensibles, c’est-à-dire, en définitive, les affections du corps, car les objets externes ne sont per-

() V. Liv. I, chap. 1x.

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