‹ Les Théories de la valeur et les conceptions du système monétaireChapitre 10 sur 15 · ET LA LOI DE L'OFFRE ET LA DEMANDE · texte numérisé non relu

ET LA LOI DE L'OFFRE ET LA DEMANDE

De même qu'il a déduit toutes les conséquences du principe même de la loi de Gresham, M. Kitson s'applique à dégager les conséquences dernières du caractère instrumental de la monnaie que Boisguillebert, les physiocrates et Smith ont fait triompher contre la théorie mercantile. « L'argent,

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avait dit Boisguillebert, n'est que le moyen et V acheminement au lieu que les denrées utiles à la vie sont \^.fin et le but. » ce La monnaie, dira plus tard Quesnay, n'est par elle-même qu'une richesse stérile, qui n'a d'autre utilité dans une nation que son emploi pour les ventes et les achats. » La monnaie devenant l'instrument des échanges, le valet devra désormais marcher derrière le maître, selon l'expression pittoresque de Boisguillebert. Une relation de subordination constante devra donc être consacrée entre la monnaie et les biens commerçables, la matière même de l'échange. C'est exactement la loi de subordination des organes de Cuvier transportée dans l'organisme économique. M. Kitson s'efforcera d'établir que la subordination de l'organe monétaire, l'accomplissement vraiment fécond et normal de sa fonction instrumentale est absolument incompatible avec le régime de la monnaie-marchandise^ et n'est possible que dans le régime de la monnaie idéale; hors de là, il n'y a que contradictions.

Les économistes, dit M. Kitson, montrent très clairement comment le pouvoir d'achat de la monnaie monte et descend avec chaque diminution ou augmentation de l'offre, la demande restant constante.

« La valeur de l'argent, dit John Stuart Mill, toutes choses égales d'ailleurs, varie en sens inverse de sa quantité, chaque augmentation en quantité diminuant sa valeur et chaque diminution l'élevant dans un rapport exactement équivalent. »

Le résultat auquel les économistes sont naturellement conduits, les entraîne vers une contradiction extraordinaire, à savoir, que les échanges doivent être limités par V offre de la monnaie. C'est ce qui est impliqué par l'expression over trading. C'est assurément l'annulation de l'ordre naturel des choses. Que dirait-on d'une théorie qui proposerait que le total des terres cultivées fût gouverné par une certaine production limitée d'instruments d'agriculture, ou le volume du trafic des chemins de fer par la production des locomotives, ou les transports par grand'routes par une offre de chevaux réglée artificiellement? Et cependant, de telles propositions seraient la sagesse elle-même en comparaison de celle qui permet au commerce de se régler sur l'offre de la monnaie légalement restreinte. L'expérience nous a enseigné que la vraie sagesse est

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que la production des marchandises soit limitée seulement par les besoins desquels dérive leur production. Ainsi, la production des instruments d'agriculture est gouvernée par la demande qui se produit pour la culture des terres, et la production des locomotives est contrôlée par la demande de transport, et ainsi de suite. Puisque V existence de toutes les industries dépend de la monnaie sous une forme ou une autre, le montant de la monnaie émise devrait être gouverné complètement par la demande provenant de V industrie et du commerce.

Nous sommes maintenant en vue des écueils et des sables mouvants où les défenseurs de la monnaie-marchandise doivent inévitablement sombrer. Ils se trouvent entre deux cornes d'un dilemme, les livrant chacune à une contradiction. Si Ton veut que la monnaie soit une marchandise, il faut l'abandonner à toutes les influences qui gouvernent les marchandises, telles que l'offre et la demande, par lesquelles elle doit varier et ne peut par conséquent être un étalon. Elle est incapable d'enregistrer les fluctuations de la valeur des autres marchandises.

D'autre part, afin de garantir la monnaie de pareilles fluctuations et de la préserver comme étalon, il est nécessaire de la défendre contre les influences de l'ofire et de la demande, et il faut alors la faire sortir du royaume des marchandises.

En d'autres termes, la monnaie cesse d^être une marchandise quand elle est considérée comme étalon de la valeur et qu^elle sert aux payements différés ; et quand elle devient une inarchandise, elle cesse d'être monnaie. Rien n'est plus amusant que d'assister à la consternation et aux alarmes dans lesquelles se jettent les théoriciens de la monnaie-marchandise, au moment où leurs théories sont sérieusement et intelligemment discutées. Si vous essayez de leur démontrer ce qu'est réellement la monnaie, sous son aspect scientifique, ils parlent de Timpossibilité de faire des affaires sans un étalon de la valeur ; si vous les placez sur leur propre terrain et si vous insistez en traitant la monnaie comme une marchandise, et si vous vous efforcez de leur démontrer que la tendance de l'industrie est vers le bon marché dans la production des marchandises, et qu'il y a donc nécessité à rendre moins chère la production de celle-là, ils s'effrayent et parlent de la ruine du pays, de la désorganisation des prix, etc.

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Considérons un moment ce qu'est réellement la monnaie. Commençons par Aristote qui, à notre connaissance, en avait probablement une plus merveilleuse perception mentale qu'aur cim homme de l'antiquité. Il dit : « En vue d'un échange futur (si nous ne manquons de rien à présent, cela peut avoir lieu quand nous aurons besoin de quelque chose), la monnaie est notre sécurité. Car il est nécessaire que celui qui manquera d'une chose, soit capable d'obtenir ce dont il aura besoin.»

F. Cradocke, un marchand de Londres du temps de la république, dit : « On observera que la monnaie elle-même n'est rien qu'une espèce de sécurité qiie reçoivent les hommes quand ils se séparent de leurs marchandises, comme un fonds d'espérance ou d'assurance qu'ils seront payés par une autre marchandise, puisqu'aucun homme ne voudrait en vendre aucune fiour la meilleure monnaie, sans espérer, par ce moyen, pouvoir se procurer d'autres marchandises ou choses nécessaires.» L'évêque Berkeley demande dans son querist (questionneur) « si la véritable idée de la monnaie ne serait pas d'être un billet ou un jeton, si le pouvoir de commander l'industrie des autres ne serait pas la vraie richesse, et si la monnaie ne serait pas, en vérité, des billets ou des jetons pour enregistrer et transporter un tel pouvoir, et si la matière servant à la fabrication de ces billets était de quelque importance? »

Henry Thornton dit : « que la monnaie de toute façon est un ordre pour se procurer des marchandises ». Adam Smith dit : « Une guinée peut-être considérée comme un billet pour obtenir une certaine quantité de marchandises chez tous les comnierçants du voisinage. » Ainsi parle Bastiat de la monnaie, a comme d'une reconnaissance ou d'un titre, un ordre de l'Etat, etc. » Bandeau dit : c< C'est une espèce de lettre de change, ou un ordre payable à la volonté du porteur, etc. »

« C'est un des mérites spéciaux des économistes, dit Macleod, c'est d'avoir vu clairement la vraie nature de l'argent. »

Si donc la monnaie est simplement un billet, un ordre, comment peut-elle être une marchandise ?- Comment pourrait-elle être soumise aux lois de l'offre et de la demande ? Les billets, les jetons, les marques n'y sont pas soumis. Quand j'achète un billet pour une représentation théâtrale ou pour un voyage "en chemin de fer, je paye une somme

fixée par le directeur du théâtre ou par la compagnie du chemin de fer. Le billet est simplement la preuve, le titre d'une dette ou d'une obligation de leur part à me rendre un ceitain service. Ce billet n'est pas une marchandise, il n'est qu'un morceau de papier. Il n^a pas de valeur per se, et n'est sujet à aucune fluctuation. Cette transaction signifie qu'en leur payant une certaine somme d'argent je leur ai donné un ordre sur la société j une note, une pièce possédant un pouvoir général d'achat, qui ne réclame du détenteur aucun produit ou service quant à la valeur de la note ou de la pièce.

En retour, ils m'ont donné un ordre sur eux-mêmes me donnant droit à une place au théâtre, à un moment particulier, pour assister à une représentation, ou à un transport convenable à une certaine place. Maintenant, la seule différence, en réalité, entre l'argent et le billet de spectacle ou de chemin de fer, est que le premier est un ordre général sur la société et le dernier des ordres spéciaux sur les personnes ou les compagnies. Leur nature est d'autre part précisément similaire. En achetant de tels billets, nous ne pensons pas un seul instant pi la matière dont ils se composent, ni en fait au billet du tout, excepté pour ce qu'il représente. En lui-même, c'est un morceau de carton que nous ne voudrions pas ramasser si ce n'est pour ce qu'il représente. De plus, nous considérerions un agent comme fou, s'il faisait ses billets en or ou en argent. Nous appellerions cela, la forme la plus licencieuse de l'extravagance. De plus, ces billets ne sont pas émis avec la notion de maintenir la valeur des billets. Le nombre de places vendues ou de personnes transportées n'est pas gouverné par le nombre de billets émis ; au contraire, le nombre de billets imprimés est gouverné par le nombre de personnes désirant voyager, ou par la capacité du théâtre. Un billet de spectacle ou de chemin de fer est simplement un moyen convenable de reconnaître une dette, et c'est précisément ce que fait la monnaie. Un particulier émet un billet comme un ordre à la société de remplir un certain devoir ou une obligation d'une nature spéciale. La société émet les autres comme un ordre aux particuliers de remplir leurs devoirs ou obligations d'une nature quelconque. L'absurdité de limiter le montant de la monnaie émise afin de la maintenir à une certaine valeur, est égale à celle que ferait une

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compagnie de chemîn de fer en limitant le nombre de ses billets imprimés afin de maintenir un certain prix. Que dirions-nous si une telle compagnie émettait des billets se basant sur un calcul {per capita) de la population des villes au travers desquelles passerait le chemin de fer en insistant pour que le trafic soit limité à ce nombre ? Nous verrons plus loin tous les effets de cette limitation de l'émission de la monnaie. La question, donc, quant au montant de la monnaie nécessaire à une nation est une de celles à laquelle nul homme ne peut répondre avec possibilité, et il n'est pas important que nous puissions le faire. L'offre de la monnaie, comme V offre de toute chose utile, devrait être gouvernée par les transactions par lesquelles se produit sa nécessité, et son émission devrait être aussi libre que les transactions elles-mêmes.

En répondant à la question « Peut-il y avoir une surémission de la monnaie? » deux choses sont à considérer. Si émission signifie la simple impression de certificats ou de notes, la réponse est que le dommage ne va pas au delà d'une légère perte de papier.

D'autre part, si par « émission » on entend le payement de la monnaie par le gouvernement ou les particuliers en échange de marchandises ou de services, il est évident qu'il peut y avoir des surémissions, justement comme une compagnie de chemin de fer peut vendre plus de billets qu'elle n'a de places, ou un directeur de théâtre que sa salle ne peut contenir de spectateurs. La monnaie représente les dettes que la société ou les individus acceptent d'acquitter, et puisqu'il y a une limite au pouvoir productif de chacun, il y en a aussi Une autre à la capacité de chacun de régler les dettes ; de là, il doit y avoir une limite à l'émission de la monnaie. Cette limite, cependant, est uniquement gouvernée par le pouvoir productif de ceux qui rémettent. La monnaie doit nécessairement être soutenue par la richesse, et aussi longtemps qu'elle ne dépasse pas nominalement le pouvoir d'achat de la richesse, il ne peut y avoir danger de surémission.

En traitant de la richesse, j'ai montré qu'une marchandise étant quelque chose d'utile, est échangeable contre quelque autre chose d'utile. La monnaie, comme nous l'avons vu, n'est pas une marchandise; c'est l'intermédiaire par lequel les matchan-

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dises sont proportionnées et échangées. C'est une très utile invention pour faciliter et soutenir le commerce. Mais l'échange de marchandises contre de la monnaie (c'est-à-dire une vente) n'offre pas une satisfaction réciproque. Comme le dit Francis Walker, a les hommes ne la prennent pas (la monnaie) pour elle-même, mais pour ce qu'elle peut leur procurer ; ils ne la gardent pas pour en jouir, mais pour être prêts à s'en séparer pour obtenir ce dont ils pourront jouir ».

Macleod dit aussi : « L'usage de la monnaie étant de garantir l'enregistrement des services dus à son possesseur pour les temps futurs, etc. »

Ainsi Thornton dit : « la monnaie de toute espèce est un bon pour avoir des marchandises. » « Ce n'est pas avec de la monnaie que les choses sont réellement achetées », dit John Stuart Mill, « Il y a ici, dit Le Trosne, cette différence entre un échange et une vente ; c'est que dans un échange chaque chose est consommée ou accomplie pour chaque partie. Elles possèdent la chose qu'elles désiraient se procurer et elles n'ont plus qu'à en jouir. Dans une vente, au contraire, il n'y a que l'acheteur qui ait atteint son but, parce que seul il est en position pour jouir. Mais tout n'est pas fini pour le vendeur. »

Pour cette raison, une vente, comme nous l'avons vu, n'est qu'un demi-échange ou, comme le dit Francis Walker, a seulement une demi-transaction ». La monnaie donc rCest pas ellemême, dans le sens économique^ une marchandise échangeable. La fnonnaie n^est pas la chose elle-même échangée; elle est V intermédiaire d^ échange, le symbole de la satisfaction.

C'est un « billet », un « ordre » ou un « jeton ».

Un billet pour un théâtre est une très utile institution, et il est donné à l'acheteur pour de l'argent ; mais personne ne regarde l'acquisition de ce simple billet pour rien autre que ce qu'il représente. Enlevez-lui sa signification, et il n'est rien d'autre qu'un morceau de papier, complètement sans usage et sans valeur; il en est de même de la monnaie. Dépouillée du pouvoir dont la société l'a investie, elle n'est bonne à rien, elle est absolument sans valeur. « Bref, dit Mill, il ne peut y avoir intrinsèquement une chose plus insignifiante que la monnaie dans l'économie de la société, excepté quand elle a le caractère d'une invention pour épargner le temps et le travail. C'est une

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machine qui fait rapidement et commodément ce qu'on ferait sans elle, quoique avec moins de rapidité et de commodité. »

Séparée de sa fonction d'intermédiaire la monnaie n'est donc rien ; elle s'évanouit. En fait, il est absolument essentiel, pour la vraie nature des choses, que la monnaie ne soit rien en dehors de ses fonctions dans V échange.

La monnaie est le dénominateur commun des valeurs et ces dernières ne peuvent être exprimées qu'en nombres ; un dénominateur n'existe pas séparé du numérateur ; sa raison d^être est de qualifier le numérateur; il disparaît avec lui ; une marchandise a une existence indépendante ; c'est une unité. Une mar* chandise ne peut être un dénominateur commun des valeurs qui n^a pas d'existence à part et n^est pas indépendant du numérateur, et elle ne peut disparaître avec lui.

Puisque la monnaie n'est rien en dehors de sa fonction et n'est pas une marchandise, la monnaie est per se essentiellement sans valeur. Les valeurs ou les pouvoirs d'achat qu'elle exprime ne résident pas dans la monnaie, elles n'en sont point partie. Elles sont les attributs de la richesse qui se trouve derrière la monnaie comme garantie de son rachat et qui la fait circuler. La monnaie n'est pas elle-même la richesse, mais seulement son représentant, son symbole. Comme le dénominateur de la fraction, la monnaie exprime la valeur du numérateur et. disparaît avec lui; ou bien, conmie le signe de l'égalité, il exprime le rapport entre deux choses, ou séparé d'elles il n'a plus de signification.

La question de V offre de la monnaie peut donc être ainsi résumée. Il devrait y avoir abondance, afin de satisfaire toutes les exigences des affaires, et l'offre devrait être gouvernée par ces demandes au lieu de contraindre les affaires de s'ajuster à une offre fixe. La monnaie, émise sur une base scientifique, n'obéit qu'à une loi. Afin qu'il en soit ainsi, elle doit être per se sans valeur. V offre de la monnaie ne devrait pas être restreinte. La substance choisie devrait être l3,plus abondante, afin qu'il ne soit pas possible de la monopoliser. La valeur ne se montre que là où la rareté existe, où l'offre est limitée; d'où il résulte que l'or est la plus mauvaise matière possible entre toutes pour créer la monnaie.

Nous avons déjà vu que cette marchandise-monnaie est sou-

mise à deux forces en conflit et qu'elle est obligée d'obéir à la plus grande. Comme marchandise, elle est soumise à la loi de l'offre et de la demande, et elle cherche ce champ où elle peut réaliser pour elle-même les meilleurs profits. Maintenant, ce n'est que comme marchandise que la monnaie est susceptible d'être exploitée. Ce n'est que lorsque la monnaie offre cette faculté que les courtiers et les banquiers peuvent en extraire des intérêts. La monnaie est une source de profit pour tous ceux qui en trafiquent exclusivement, seulement aussi longtemps qu'elle est contrôlée par la loi de l'offre et de la demande. De là, il résulte qu'avec l'adoption d'une unité idéale, invariable de pouvoir d'achat, et avec la liberté de monétiser également toutes les formes de la richesse, l'intérêt ou le payement pour l'usage de l'argent mourrait de sa mort naturelle, puisque l'offre de la monnaie serait toujours égale à la demande.

Un dénominateur invariable des valeurs amènerait une condition sans profit des choses pour les manieurs d'argent, justement comme une conmiunauté de gens bien portants serait une pauvre place pour im médecin qui voudrait y pratiquer. On doit aux conditions anti-scientifiques et mal organisées de nos systèmes monétaires et financiers, que l'institution de la banque soit l'une des affaires les plus lucratives de toute la communauté.

La première atteinte au privilège néfaste accordé par les hommes d'Etat et les législateurs à la monnaie, conclut M. Kitson, fut portée par Adam Smith, qui montra qu'elle n'est pas la plus haute forme de la richesse. En bonne justice, il devrait partager cette gloire entre Boisguillebert, les physiocrates et Smith. Et M. Kitson ajoute : La mort du privilège, ce sera de ramener la monnaie à sa place naturelle qui est au-dessous des marchandises, à la condition de simple intermédiaire et instrument commercial. Il s'applique ici à déduire les conséquences ultimes delà conception monétaire que Le Trosne, en 1774, deux années avant Smith, avait exprimée à peu près dans les mêmes termes : « L'argent n'est qu'un gage intermédiaire entre les ventes et les achats, il n'est pas le but du commerce ; on ne l'acquiert par les ventes que pour le rendre par les achats. »

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