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la développer; il suffit pour Tintelligence du livre de M. Kitson d'en invoquer le caractère fondamental. Les théoriciens distinguent aujourd'hui la valeur subjective de la valeur objective^ et la valeur subjective elle-même est conçue sous un double aspect : en dehors de réchange, et dans l'échange. Sous toutes ces formes, la valeur n'exprime que des rapports : la valeur subjective conçue indépendamment de l'échange, exprime une relation de V homme avec la richesse; Aie est donnée par l'importance relative du besoin le dernier satisfait, par l'utilité limite ou marginale, qui est celle du dernier emploi économique de la richesse ; la valeur d'échange subjective exprime une relation de l'homme avec la richesse obtenue en échange d'une autre, et elle est déterminée par l'utilité limite ou marginale de cette richesse acquise par l'échange; la valeur d'échange objective exprime, elle aussi, un rapport, une relation quantitative entre les richesses échangeables l'une contre l'autre. Lassé des controverses auxquelles le mot valeur a donné lieu, Stanley Jevons avait été jusqu'à lui substituer les mots ratio of exchange ^ rapport proportionnel des échanges. Sous quelque aspect qu'on la considère, la ^ valeur n'exprime donc que des relations, des rapports.
C'est à cette idée maîtresse qu'il faut être attentif pour comprendre la théorie monétaire de M. Kitson. C'est de cette idée qu'il déduit directement toute sa théorie. De ce qui est, d'après les écoles nouvelles, M. Kitson va s'appliquer à déduire ce qui doit être dans le système monétaire idéal, subordonné à la justice. Si la valeur n'exprime qu^un rapport, il est impossible qu'il y ait un étalon invariable de la valeur, même une mesure matérielle et objective de la valeur : on ne peut ramener, d'une manière permanente, les valeurs à aucun dénominateur physique commun, tel que la monnaie métallique, on ne peut qu'exprimer les relations d'échange des marchandises ; les rapports de valeur ne peuvent être traduits que par des nombres, par des rapports numériques; les pouvoirs d'achat respectifs des marchandises peuvent être seulement ramenés à l'unité numérique, la seule invariable^ et exprimés en fonction de cette unité* La conception scientifique de la monnaie consiste précisément à la débarrasser de toute association avec une marchandise déterminée, comme l'or ou l'argent.
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Voilà la quintessence de l'œuvre de M. Kitâon, qui est à la fois critique et théorique.
Et même, dans son effort constructif, il se borne à dégager les principes d'une réorganisation de l'échange et de la circulation, La mission préparatoire du législateur, qui a consacré jusqu'ici ce que Kitson appelle un moyen d^ enrichir une minorité privilégiée et un instrument d^ oppression contre le peuple, consiste à renverser cet ouvrage des siècles, à faire disparaître toutes les mesures restrictives, tous les modes d'intervention qui paralysent la constitution de la monnaie au sens scientifique quHl assigne à ce mot. M. Kitson semble réduire la mission -de l'Etat à cette œuvre négative et destructive. Le droit économique yj nouveau dans l'échange est pour lui contractuel.
C'est ici que, parti d'une conception de la valeur si profondément distincte, M. Kitson vient rejoindre Proudhon dans la direction pratique; il n'expose aucun plan de détail, et ses vues sont contenues en quelques pages, mais le principe de sa solution est dans la monétisation générale de toutes les marchandises délivrées d'un intermédiaire tyrannique, et dans la constitution d'une Banque analogue à la Banque d'échange de Proudhon, dégageant sous la forme d'une émission de billets le pouvoir acquisitif des marchandises exprimé en unités conventionnelles, et consacrant cette monétisation par la garantie collective et l'acceptation réciproque ; l'auteur semble, dans ses pages finales, s'inspirer directement de cette pensée de Spencer, qu'il rappelle quelque part dans son livre : « Aucun établissement scientifique des vérités relatives n'est possible aussi longtemps que les vérités absolues n'ont été formulées d'une manière indépendante. » C'est la voie rationnelle qu'il s'efforce de tracer plutôt que la voie empirique du progrès graduel, et c'est du principe d'une solution abstraite et radicale, combinée ^vec la connaissance du milieu actuel, qu'il faudra déduire les solutions pratiques. Elles se placent, d'après l'auteur, en dehors de l'intervention positive de l'Etat, dans le domaine exclusif du contrat, de la réciprocité entre les échangistes; il rappelle, là encore, le projet de constitution de la Banque du Peuple en 1849. La seule mesure importante de transition que présente sa conclusion est dans l'adoption du dollar comme expression de l'unité du pouvoir acquisitif; rigoureusement, d'après sa
ET LES
IV ÉTUDE
PAR
Hector DENIS
(Extrait dies Anmks de ^ImUM des Sciences socitUes)
BRUXELLES
AU dlèas DE L'INSTITUT
11, RUE RAVBNSTBIN, 11
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écoulées, on lit avec amusement la remarque faite par John Stuart Mill, il y a environ cinquante ans : « Heureusement, il ne reste rien à éclaircir dans les lois de la valeur pour aucun écrivain présent ou futur ; la théorie sur ce sujet est complète. » Cet exposé était si loin de la vérité que depuis qu'il a été écrit une école économique entièrement nouvelle a été établie, fondée sur une conception toute différente de celle mise en avant par Mill et par l'école d'Adam Smith.
Il est vrai, cependant, comme le dit Mill, que « preâque chaque théorie touchant les intérêts économiques d'une société implique quelque rapport avec la valeur, que la plus petite erreur sur ce sujet entache d'une erreur correspondante toutes nos autres conclusions, et qu'une conception peu nette sur ce sujet crée la confusion, l'incertitude en toute autre chose ». Ceci est doublement vrai quand il s'agit de la question monétaire. En fait, on peut presque dire que la solution de la question dépend de l'interprétation donnée au mot « valeur ». Ce terme est si indissolublement lié au mot « utilité » que l'on ne peut traiter l'un sans avoir égard à l'autre. — Chaque marchandise se présente à nous sous deux aspects. Quand nous songeons à consommer une chose ou à en jouir, nous considérons son utilité. Quand nous nous proposons d'en disposer, nous pensons à ce que nous pouvons obtenir en retour. Cette considération se présente au point de vue de sa valeur. On peut, par commodité, supposer deux faces à toute denrée. Pour le consommateur, elle apparaît comme quelque chose d'utilQ, à manger, à boire, à porter ou à employer. Pour le marchand, elle apparaît comme un objet de valeur, quelque chose à échanger. Ces deux aspects différents des marchandises furent notés par Aristote, il y a plus de 2,000 ans.
« Il y a deux usages de toute chose que nous possédons, dit-il, l'un et l'autre lui appartenant, mais pas de la même façon; car l'un est le propre, et l'autre Vimpropre, ou second usage de la chose. Par exemple : le spulier est fait pour être porté et aussi pour être échangé : ce sont les deux usages du soulier. » Le rapport ou la relation entre ces deux aspects a été le terrain de la lutte entre économistes pendant des années. Adam Smith emploie le mot « valeur » dans les deux sens en y rattachant les mots « usage » et « échange », suivant son appli*
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catioa. Il dit : « Le mot valeur a (Jeux significations diflférentes, et parfois exprime l'utilité de quelque objet particulier, et parfois le pouvoir d'acheter d'autres marchandises que la possession de cet objet exprime. L'une peut être appelée « valeur d'utilité », l'autre « valeur d'échange ». Les choses qui ont la plus grande valeur d'utilité, en ont peu fréquemment ou pas du tout pour l'échange, et le contraire a lieu. Rien n'est plus utile que de l'eau, mais elle servirait à peine à acheter quelque chose; peu de chose serait obtenu en échauge. Un diamant, au contraire, a à peine une valeur d'utilité connue,, mais on peut l'échanger fréquemment contre une grande quantité de marchandises. »
La malheiu'euse application du même terme pour les deux aspects des marchandises, c'est-à-dire utilité et échange, est certainement responsable de la grande confusion et de l'ambiguïté apportées dans la question. Le terme valeur d'usage est tombé en désuétude et le mot utilité, bien meilleur, a pris sa place, Smith emploie le mot utilité dans un sens positif. Certaines choses sont reconnues absolument essentielles à la vie et sont dénommées « nécessités » de la vie. Snaith et son école regardent de telles utilités comme des propriétés inhérentes aux choses. De là, l'eau fut considérée comme très utile et cependant de peu de valeur d'échange, tandis que le diamaiit, ayant à peine de valeur comme utilité, est apte à acheter une très grande quantité de marchandises. C'est pourquoi la valeur et Vutilité furent considérées comme des qualités indépendantes. Les économistes modernes employent. le terme utilité dams un sens beaucoup plus large, c'est-à-dire capacité de satisfaire un désir ou de servir à un but, quelle que soit la nature du désir ou du but. Ainsi, le professeur Jevons dit : a Toute chose qu'un individu désire et travaille à obtenir, doit être considérée comme possédant une utilité pour lui. » Ainsi, le professeur Smart écrit : « Le « besoin » économique n'est pas nécessairement un besoin rationnel ou salutaire. »
L'école autrichienne divise la valeur çn deux parties : la valeur subjective ou personnelle et la valeur objective. En traitant ces deux divisions, le professeur Smart dit : « La valeur daas le sens subjectif peut être appelée généralement rimportaB«:e accordée à une marchandise par rapport au bien-^tye d'une
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personne; Dans ce sens, une denrée est valable pour moi quand je considère sa possession associée à mon bien-être — qu'elle est profitable à mon bien-être. » — La valeur dans le sens objectif est un rapport de pouvoir ou de capacité entre deux marchandises. Dans ce sens, une marchandise possède une valeur quand elle a \e pouvoir de produire quelque effet objectif ou d'offrir un avantage. Il y a par conséquent autant de valeurs objectives que à^effets objectifs. Ainsi, tandis que la valeur subjective du charbon est la somme de bien-être qnej* obtiens du feu, sa valeur objective est la température qu'il maintient dans la chambre, ou la quantité de vapeur produite dans la chaudière, ou l'argent qu'il me rapporte quand je le vends. Cette espèce de valeur est très synonyme de « pouvoir » ou de « capacité »; on peut communément parler de « puissance calorifique » comme de « valeur calorifique ». En Economie, cependant, on ne traite pas des « pouvoirs » et des « valeurs » des objets qui sont purement physiques, tels que la puissance de la vapeur produite par le charbon ou sa valeur calorifique. La science ne traite simplement que des valeurs d'échange et des pouvoirs acquisitifs, c'est-à-dire les rapports sociaux entre les denrées et de leurs rapports avec les besoins et les désirs des hommes. — Suivant cette même école, la valeur dépend de l'utiUté, et c'est « l'utilité à la limite de l'emploi économique » ou ce qui est appelé « utilité marginale » qui détermine la valeur d'une marchandise. Nous pouvons traiter le sujet dans cette direction. L'aptitude des marchandises à satisfaire les besoins et les appétits humains fait naître chez les hommes le désir de les posséder. Cette faculté de satisfaire les besoins est appelée utilité. Maintenant, le désir de la possession pousse les hommes à accomplir des efforts et à faire des sacrifices pour obtenir les moyens de satisfaire leurs besoins. Ils sont prêts à donner quelque chose, soit du travail, soit quelque marchandise pour posséder ce qui leur manque. Ainsi le rapport quantitatif établi entre les denrées que les hommes désirent obtenir est dénommé valeur. Il est exprimé par le rapport entre la quantité d'une chose que les hommes veulent échanger et la quantité donnée d'une autre chose. Ainsi, l'utilité et la valeur ne sont simplement que des rapports. Elles ne sont ni des qualités, ni des propriétés des choses. Elles ne sont pas inhérentes, mais
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simplement « des accidents provenant du fait que quelqu'un en a besoin ». Et c'est le rapport du nombre et du degré de nécessité des besoins à l'offre des marchandises qui est faite qui détermine sa valeur. En fait, la différence entre V utilité et la valeur n'est que quantitative. Quand les choses sont abondantes, comme l'air, l'eau, les rayons solaires, etc., quelque nécessaires qu'elles puissent être à la vie, leur valeur n'apparaît pas. La valeur ne se montre que là où la quantité des choses est limitée, et c'est pour ces choses que l'Economie est nécessaire.
La valeur économique n'est donc qu'un simple terme quantitatif, a La valeur, dit Le Trosne, consiste dans le rapport d'échange qui se fait entre tel ou tel produit, entre une quantité d'un produit et une quantité d'un autre produit. »
De là ressort clairement, dit Macleod, « que la valeur est une relation, un rapport »•
« La valeur d'échange, dit le professeur Jevons, n'exprime rien qu'un rapport, et le terme ne devrait pas être employé dans un autre sens. » Et encore : « chaque acte d'échange se présente ainsi de lui-même sous la forme d'une relation entre deux nombres. Le mot « valeur » est communément employé, et si, aux cours ordinaires, une tonne de cuivre s'échange contre dix tonnes de fer en barres, on dit habituellement que la valeur du cuivre est dix fois celle du fer, poids pour poids. »
Les définitions précédentes devraient être ordinairement suffisantes pour donner au lecteur une idée parfaitement claire de ce que les économistes veulent dire par ce terme. Mais malheureusement son mauvais usage est si général, que l'on trouve difficile de l'éviter, même après avoir acquis l'idée correcte. Par exemple, comme il est difficile de s'empêcher de dire « cette chose a de la valeur », ou « cet objet possède une grande valeur ». Et, cependant, il est très é^ddent que si les définitions données plus haut sont correctes, // est faux de parler d^une chose possédant ou ayant une valeur. Le professeur Smart dit : « Il est presque impossible de se servir du terme sans suggérer une propriété inhérente. La valeur toujours implique une relation. » Les économistes eux-mêmes, après avoir clairement défini le mot, tombent souvent dans son^ mauvais usage populaire avec le résultat inévitable de s'en-
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gager, eux et leurs lecteurs, dans une inextricable confusion. Prenez le professeur Jevons, par exemple, dont la définition a été déjà donnée. Il dit : « Mais la valeur, comme utilité, n'est pas une qualité intrinsèque d'une chose; c'est un accident extrinsèque ou un rapport. Nous ne parlons jamais de la valeur (Tune chose sans avoir dans r esprit une autre chose par rapport à laquelle nous V évaluons. » Plus loin, il dit : « Ayant dans l'esprit que la valeur est seulement le rapport entre marchandises échangées, il est certain qu'aucune substance ne peut avoir toujours exactement la même valeur relativement à. une autre substance », etc. A un autre endroit, il ajoute : « Celui qui étudie ^Economique ne peut espérer être toujours clair et correct, s'il pense à la valeur comme à une chose ou un ohjet^ ou même comme à quelque chose se trouvant dans une chose ou un objet» Les gens sont ainsi conduits à parler d'une non-existence (non entity) comme valeur intrinsèque. »
En dépit de ces définitions claires et compréhensibles, il dit dans un autre chapitre : « Puisque la monnaie a été échangée avec des marchandises ayant une valeur, elle devrait posséder elle-même une valeur, et elle doit par conséquent avoir une utilité comme base de valeur. » Comment une chose peut-elle posséder a un accident extrinsèque ou un rapport » ? Dans le même chapitre il dit : « Il semblerait que la monnaie n'exige pas d'avoir une valeur substantielle. » Si la valeur ce est un accident extrinsèque ou une relation », que signifie l'expression : ce la monnaie ne doit pas réellement exiger d'avoir un accident extrinsèque substantiel ou un rapport extrinsèque substantiel »? Macleod, après avoir défini la valeur comme « le rapport selon lequel deux quantités s'échangent », dit d'autre part : « La valeur de toute chose est toujours quelque chose d'extérieur à elle-même. » Mais un rapport est la relation de deux nombres l'un à l'autre, il implique deux quantités. De nouveau il dit : <( La valeur est une afi*ection de l'esprit. » Un rapport est-il une a ajBFection de l'esprit »? Avec une telle confusion dans Pusage des termes, il n'est pas étonnant que ce sujet ait été en apparence submergé dans une ambiguïté désespérée. L'idée de valeur en Economie se présente seulement en connexion avec les quantités des choses. Elle est exprimée dans la question : « Combien de cette marchandise dois-je donner pour autant de
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celle-là? » Elle n*a donc rien à voir avec les substances ou les qualités. Elle a complètement à voir avec la relation quantitative des marchandises entre elles. Puisque toutes les marchandises sont échangeables dans de certaines proportions, en unités de leurs mesures respectives, ces proportions ou rapports sont dénommés des valeurs. La valeur est un terme quelque peu analogue à distance. C'est une relation entre deux objets. Nous ne pouvons dire qu'une chose possède une distance ou l'égalité. Un simple point ne peut exprimer, définir ou mesurer une distance.
Deux points sont essentiels pour exprimer l'idée. Le standard^ unité de longueur, par exemple, est la distance entre deux points déterminés ou nœuds. D'une manière semblable, la valeur n!est pas exprimée ou définie par une simple chose. Deux quantités sont nécessaires pour exprimer la valeur, justement comme deux lignes sont requises pour exprimer un angle. « De là, dit Macleod, un simple objet ne peut avoir une valeur économique. Un simple objet ne peut être égal ou distant. Si l'on dit qu'un objet est égal ou distant, nous devons demander égal à quoi? distant de quoi? Ainsi, si l'on dit que quelque quantité a une valeur, nous devons demander une valeur en quoi ? Et comme il est absurde de parler d'égalité absolue ou intrinsèque, ou d'absolue ou intrinsèque distance, ainsi il est également absurde de parler de valeur absolue ou intrinsèque. »
La définition correcte de la valeur, comme employée dans la science des échanges, est donc la relation d'échange existant entre deux marchandises, et elle est exprimée par le rapport selon lequel les deux quantités s'échangent.
Il semble que l'on éprouve la nécessité d'un mot qui exprime l'idée que nous désirons communiquer quand nous parlons d'une chose ayant de la valeur. Karl Marx suggérait l'emploi du mot saxon « worth ». Nous disons fréquemment qu'une chose de valeur est de tel prix. L'emploi de ce mot évite l'ambiguïté provenant du mauvais usage du terme valeur. Les écrivains du xvii® siècle employaient « worth » pour utilité. Dans cet ouvrage, j'ai employé l'expression « pouvoir d'achat » dans ce sens. Une chose a un pouvoir d'achat quand elle a le pouvoir de procurer quelque autre chose en échange. La mesure
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du pouvoir d'achat d'une chose est tout ce qui peut être obtenu en échange. Pouvoir (Tachât et valeur sont quelque peu analogues k force et distance. Une force est mesurée par ce qu'elle fait, par ses effets; il en est de même du pouvoir d'achat. La distance exige deux points ou objets pour son expression. La valeur exige deux quantités pour son expression.