‹ Les théories de M. LoisyChapitre 103 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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et d'histoire, j'ai dit aussi, et je m'étonne que les théologiens de Sa Sainteté ne s'en soient point aperçus, qu'il en était de même pour la doctrine religieuse et morale, si l'on prend pour type absolu de vérité l'enseignement actuel de l'Eglise^ »

L'idée commune de la révélation ne lui paraît pas moins surannée. « D'après la nouvelle Encyclique, qui fait de Dieu un personnage de l'histoire, dit-il, la révélation ne peut être qu'une parole expressément formulée par ce Dieu anthropomorphe, dans quelqu'une de ses manifestations, et adressée par lui à des confidents choisis. Le modernisme , à la vérité, n'admet pas, ou du moins il tend à ruiner toute cette mécanique surnaturelle,... cette conception puérile de l'histoire religieuse^. »

Pour lui, le miracle est purement et simplement à éliminerde l'histoire. «Cequel'Encycliquequalifie d'athéisme scientifique et historique « est, assuret-il, «le résultat d'une expérience: ni dans le monde, ni dans l'histoire, Dieu n'est intervenu comme un individu qui couperait de temps en temps, par une action capricieuse, l'enchaînement des phénomènes naturels et humains. L'idée d'une pareille intervention paraît philosophiquement inconcevable. Mais si on n'en tient pas compte dans la science ni dans l'histoire, c'est que nulle part on ne l'y trouve réalisée^. » « Les critiques, répète-t-il, se sont bornés à constater que jamais, autant que s'étend l'expérience humaine, aucun phénomène ne s'est

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