‹ Les théories de M. LoisyChapitre 11 sur 235 · Ibid.f p · texte numérisé non relu

Ibid.f p

■'t. Ibid., p. 74.

12 l'évangile et l'église

semble pas proportionnée à l'importance extraordinaire de l'objet attesté *. »

Les Evangiles n'offriraient pas de base plus solide au dogme de la rédemption. « L'idée que, le mal et le péché réclamant un châtiment, il y a dans la souffrance du juste une expiation qui purifie », se trouve bien « dans le second Isaïe » ; mais, au dire de M. Loisy, « il n'est pas autrement prouvé qu'elle appartienne à l'enseignement de Jésus et à la foi de la première communauté. Le passage de Marc, X, 45, où on lit que le Christ est venu « donner sa vie en rançon pour beaucoup » a toute chance d'avoir été influencé par la théologie de Paul, et l'on peut en dire autant des récits de la dernière cène^. » Aussi le critique s'exprimait-il comme si le dogme avait été créé par l'Apôtre des gentils. A l'entendre, « les premiers croyants corrigeaient le fait brutal de la mort par la gloire de la résurrection. Paul découvre à la mort un sens et une efficacité qui peuvent compter indépendamment de la résurrection, tout en lui étant coordonnés'. »

S'il estvrai, maintenant, que le Sauveur n'a aucunement prévu une Eglise destinée à remplir le temps jusqu'à l'avènement du royaume, l'institution des sacrements et du culte catholique ne peut qu'être étrangère à sa pensée. C'est ce qu'affirmait encore M. Loisy. « On peut dire, écrivait-il, que Jésus au cours de son ministère n'a ni prescrit à

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