‹ Les théories de M. LoisyChapitre 112 sur 235 · Ibid.. p. ia · texte numérisé non relu

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dès les premiers temps de sa vie publique, ont dû subir l'influence de la tradition.

« Le rôle qui appartenait au Christ lui-même tenant une bien plus grande place dans la prédication apostolique, même dès les premiers temps, que celle que Jésus avait pu lui faire dans son enseignement, il est tout naturel que la théologie messianique et les premières ébauches de christologie aient marqué aussi de leur influence la tradition écrite des discours attribués au Sauveur. On a anticipé, en les multipliant, les déclarations messianiques. Ces déclarations sont en rapport avec l'anticipation générale de la gloire du Christ dans la carrière terrestre de Jésus '. »

Comme les titres de « Fils de Dieu » et de « Fils de l'homme », n'ont pu être pour lui que « des synonymes de Christ », le Sauveur n'a dû s'appliquer ces formules qu'en « de très rares occasions », et « la plupart des passages où elles se rencontrent ont chance d'appartenir à la glose traditionnelle de son enseignement^ », En particulier, l'usage du titre de Fils de l'homme ne paraît « probable que dans une mesure très étroite » ; « l'emploi de ce titre messianique appartient la plupart du temps aux rédacteurs évangéliques^. »

De même est-ce la tradition chrétienne qui a imaginé la proclamation de la messianité de Jésus parles démons, et représenté le Sauveur opé-

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