Ibid., p. 193. Cf. ci dessus, p
nuent l'idée de sa consubstantialité avec Dieu, en particulier « les passages où le Père et le Fils sont mentionnés ensemble, sans autre addition », doivent être déclarés non authentiques ^.
Telle la parole : « Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, ni le Fils si ce n'est le Père », où « l'identification du Christ à la sagesse éternelle est implicitement énoncée^. » « Bien que Père et Fils ne soient pas uniquement des termes métaphysiques,etqu'ils représentent ici Dieu et le Christ, l'emploi du mot Fils, sans autre complément, est extraordinaire dans la bouche de Jésus; il appartient au langage de la tradition, non à celui du Sauveur; il désigne le Christ immortel, on peut même dire éternel. La connaissance réciproque du Père etdu Filsn'estpasdavantage présentée comme une relation née dans le temps, et se réalisant actuellement ; elle a le caractère supra-historique des assertions analogues qu'on trouve dans le quatrième Evangile; elle n'exprime pas la préexistence, mais elle la suppose. Cette déclaration traduit la foi de la communauté chrétienne'. »
Tel est encore le passage : a Quant à ce jour et à l'heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, ni le Fils, mais (seulement) le Père ». « Là aussi on peut penser à une glose de la tradition ou de l'évangéliste^. » « Dans les circonstances de la prédication évangélique, la sim'ple
1. Let Evangile» synoptiques, p. 243 et note 1. Cf. ci-dessua p. 10, 65, 153.