Ibid, y note
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assertion du secret du Père devait suffire, et l'emploi absolu du mot Fils, pour désigner le Sauveur, n'appartient pas au langage de Jésus ni à celui de la tradition évangélique primitive. S'il n'avait pas été ajouté par l'évangéliste, c'est le passage tout entier qui deviendrait suspecta »
Telle encore la parabole des Vignerons meurtriers, où Jésus est représenté comme le Fils, envoyé par Dieuauxlocatairesdesavigne,c'est-à-direaux Juifs, qui le mettent à mort, et, pour ce fait, ont leur châtiment prédit. « Le récit, remarque M. Loisy, n'est pas une vraie parabole, mais une allégorie », complétée d'une prophétie. « Sans doute l'allégorie et la citation prophétique qui la complète appartiennent à une tradition ancienne, antérieure à la rédaction définitive de nos Evangiles : elles ne sont pas, pour cela, garanties comme paroles du Christ. » « Allégorie et prophétie représentent l'idée que la génération apostolique avaitdela mission du Christ: Fils de Dieu, envoyé par le Père, tué par les chefs de la nation juive, et glorifié au ciel par sa résurrection ». «Dans sa forme traditionnelle, l'allégorie des Vignerons paraît être un morceau d'apologétique chrétienne; elle accuse les mêmes tendances, et peut-être appartient-elle à la même couche de rédaction que les passages où le Sauveur décrit les circonstances de sa propre mort et de sa résurrection 2. »
S'agit-il maintenantdu récitfaitparsaintMatthieu de la confession du chef des apôtres à Césarée, c'est