Ibid., p
à l'évangéliste qu'il faut attribuer « l'antithèse entre le Fils de riiomme, dans l'interrogation de Jésus, etle Fils du Dieu vivant, dans la réponse de Simon- Pierre. Il tient à signifier que le Fils de l'homme est le Fils de Dieu, que l'humanité réelle du Sauveur est compatible avec sa divine origine. Antithèse instructive par rapporta la théologie de Matthieu, et à sa façon d'entendre le titre messianique deFils de l'homme ^. »
Il faut en dire autant de la question que Jésus est censé poser aux scribes sur le Christ fils de David. On peut croire que le Sauveur s'était contenté d'insinuer que « le Christ n'a pas besoin d'être fils de David, et que sa dignité vient de plus haut ». Mais « les évangélistes ne s'en tiennent pas là « . « Matthieu ici comme dans le récit de la confession de Pierre, semble opposer le Fils de David, ou le Fils de l'homme, au Fils de Dieu, qui est le Seigneur, qui est Christ, parce qu'il estFilsdeDieu. Sans formuler la même antithèse, Luc a dû avoir à peu près la même idée : ce n'est pas seulement de David que Jésus est fils, mais de Dieu, et cette filiation prime l'autre^. »
De même faut-il mettre au compte de la tradition chrétienne la scène du jugement devant Caïphe, où l'on voit Jésus accusé de blasphème pour s'être déclaré Fils de Dieu.
« Selon les deux premiers Evangiles, la réponse de Jésus est considérée par le grand-prêtre comme