‹ Les théories de M. LoisyChapitre 120 sur 235 · Les ÈvangUe» iynoptijae»^'^. 99. Cf. t. II, p · texte numérisé non relu

Les ÈvangUe» iynoptijae»^'^. 99. Cf. t. II, p

Vaine précaution. L'élan une fois donné, le mouvement ne s'arrête pas; Jésus veut prêcher et convertir, il faut qu'il guérisse. Pourrait-il se refuser au soulagement que Dieu opère par ses mains ? 11 agit avec une efficacité particulière sur la catégorie de malades que l'on regardait comme spécialement possédés du démon, les malheureux atteints d'aiïections nerveuses et de troubles cérébraux, de dérangements d'esprit. 11 leur parlait avec autorité, ordonnant aux démons de les laisser, et le calme revenait, au moins pour un temps, dans ces âmes inquiètes^. »

« Jésus a guéri beaucoup de démoniaques. » « La réalité de ces cures est attestée par le fait que les adversaires de Jésus ont été obligés d'en chercher une explication. » Mais « les récits particuliers qui nous ont été transmis ne sont aucunement des procès-verbaux authentiques de ce qui advint en telle ou telle occasion. Ils ont été transposés, corrigés, amplifiés selon le goût des évangélistes, l'intérêt de l'édification, les besoins de l'apologétique^. »

D'autre part, s'il n'est « pas douteux que Jésus ait fait, pendant le temps de sa prédication, un certain nombre de cures merveilleuses », « on doit remarquer cependant que les récits évangéliques, nonobstant le développement légendaire qu'on y discerne sans difficulté, sont relativement sobres sur cette matière. Les miracles sont peu nombreux; il est vrai qu'on en signale en bloc un grand nombre

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