‹ Les théories de M. LoisyChapitre 121 sur 235 · Ibid., p. 183. Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 183. Cf. ci-dessus, p

LES MIRACLES ÉVANGELIQUES 185

qu'on ne raconte pas; mais il est évident que les cas extraordinaires, qui avaient frappé l'esprit des disciples, étaient faciles à compter*. »

Il n'est pas moins évident que seules les guérisons qui peuvent s'expliquer par le prestige de la personne du Sauveur etson « influence » particulière sur les infirmes, sont à maintenir en histoire. Les miracles qui échappent à cette explication, tels que guérisons de maladies incurables, résurrections de morts, prodiges accomplis sur les éléments, ne peuvent qu'être mis sur le compte de la tradition chrétienne.

Ainsi l'on peut reconnaître une certaine historicité à la guérison de la belle-mère de Simon Pierre, mais à condition de l'interpréter bien. « Jésus s'approche de la gisante pour la saluer, et il lui prend la main en l'aidant à se lever... Marc ne dit pas que Jésus ait manifesté l'intention de la guérir, et Matthieu a dû rencontrer le sens du récit primitif en faisant entendre que la femme avait été délivrée de sa fièvre, parce que Jésus avait touché sa main. C'est le salut du Sauveur, l'impression puissante de sa personne, de sa voix et de son geste, qui ont rendu la santé à la belle-mère de Simon ^. »

« Une anecdote comme celle de l'aveugle de Jéricho pourrait être purement légendaire ou symbolique; si le fait est réel, il sera toujours impossible à l'historien d'en déterminer les conditions précises^. » Le critique croit pouvoir inférer que « ce

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