‹ Les théories de M. LoisyChapitre 122 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

n'était pas un aveugle de naissance, mais un homme qui avait une maladie d'yeux^ », comme pour insinuer qu'une telle maladie avait pu céder plus aisément à la parole puissante du Sauveur.

Matthieu raconte ailleurs la guérison de deux autres aveugles; tout donne à « penser que ce miracle est le même au fond que celui des aveugles de Jéricho, quoique l'évangéliste présente le fait comme distinct^ » : il doit recevoir la même interprétation.

Pareillement, « en l'état des témoignages, il n'est pas possible de déterminer au juste le caractère des infirmités dont le sourd-muet de la Décapole et l'aveugle de Bethsaïde ont été guéris^. » « Quelquesuns, observant que le sourd-muet n'aurait guère pu parler correctement du premier coup, ont supposé que ce sourd n'était pas tout à fait muet; autant vaudrait dire qu'il n'était pas non plus tout à fait sourd, et que son infirmité ne venait pas de naissance^ ». On peut en dire autant de l'aveugle : « puisqu'il reconnaît tout de suite les choses qu'il voit, observent les commentateurs, il n'était pas aveugle de naissance^. »

Une guérison de lépreux est rapportée au début du ministère galiléen. « Le gros du récit n'a aucunement les apparences d'une fiction » ; mais « les données évangéliques sont insuffisantes pour la discussion rigoureuse du cas, au point de vue médical^. »

1. Les Évangiles synoptiques, t. Il, p. 251. ■1. Ibid., t. I, p. 830.

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