‹ Les théories de M. LoisyChapitre 123 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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LES MÏRACLKS ÉVANGELIQUES 187

A la suite de la parabole du figuier stérile, Luc raconte l'histoire de la femme courbée, redressée par Jésus. « Les Pères qui ont vu dans la femme qui se dresse vigoureuse, après avoir été longtemps courbée sous le poids de son infirmité, l'image de l'Eglise primitive, opposée au figuier desséché de la synagogue, ont peut-être rencontré, sans l'avoir cherchée, la pensée qui a présidé à l'arrangement de ces morceaux ^ »

Quant à l'anecdote des dix lépreux, c'est « comme un doublet allégorique de la guérison du lépreux qui a été rapportée antérieurement. » Les lépreux sont guéris à distance « parce que le Christ n'a pas guéri par contact la lèpre des Samaritains et des Gentils; il ne leur a pas apporté lui-même l'Évangile du salut. » Dans le samaritain reconnaissant, l'auteur a vu sans doute « la figure des Gentils dociles à la prédication apostolique, et dans les neuf Juifs ingrats la figure du judaïsme oublieux des miracles accomplis par le Sauveur, et indocile à sa parole. » En somme, « les dix lépreux doivent être rangés dans la même catégorie » des fictions symboliques ft que le ressuscité de Nain, et que la femme et l'hydropique guéris le jour du sabbat^. »

L'historicité des récits de résurrections ne saurait évidemment être plus grande que celle des guérisons de malades.

Peut-être le miracle de Nain ne manque-t-il pas totalement de base traditionnelle. « La mention du lieu semblerait attester que le souvenir d'un fait

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