Ibid., p
Le miracle de la tempête apaisée a été commenté allégoriquement par plusieurs Pères. « Tertullien dit que la barque dans laquelle le Sauveur monte était la figure de l'Eglise, qui est agitée dans le siècle comme en une mer, par les flots des tentations et des persécutions; que le Seigneur est comme endormi à cause de la patience qu'il fait paraître dans le temps de cette vie; mais que, dans la fin des temps, étant comme réveillé parles prières des saints, il arrêtera la fureur du siècle et rendra le calme à ses serviteurs. »
D'après M. Loisy, « il y a déjà quelque chose de cette interprétation allégorique dans l'esprit même de la narration, et sans doute aussi dans la pensée des évangélistes; mais, si l'on peut soupçonner quelque arrangement dans le tableau, la vraisemblance des traits principaux et le lien qui rattachait ce fait au suivant dans la tradition primitive ne permettent guère d'en contester l'historicité substantielle. Alléguer que la nature est aveugle et sourde serait puéril, attendu que, la question du miracle écartée, on ne saurait prouver que la succession de ces trois incidents : tempête, menace de Jésus, apaisement de la tempête, soit impossible et n'ait pas été réelle ^ »
« Il peut » donc « y avoir un incident réel derrière le récit de la tempête apaisée, mais il n'y en a probablement pas derrière l'histoire de Jésus marchant sur la mer^. » « On peut douter », en effet, que ce miracle, « qui double, à certains égards, celui de