‹ Les théories de M. LoisyChapitre 126 sur 235 · LES MIRACLES ÉVANGÉLIQUES · texte numérisé non relu

LES MIRACLES ÉVANGÉLIQUES

la tempête apaisée », « sefonde sur un incident particulier du ministère galiléen. » 11 « pourrait avoir été raconté d'abord du Christ ressuscité, et avoir quelque parenté d'origine avec la pêche miraculeuse de Jean'. » C'est un récit que l'on peut dire « purement symbolique^. »

« Jésus s'est éloigné des disciples, et il est allé sur la montagne prier, comme il doit quitter les siens pour monter au ciel, aller à Dieu. Les disciples naviguent sans lui fort péniblement, et n'arrivent pas au terme, comme l'Eglise primitive a été en peine de sa destinée, au milieu des difficultés qu'elle rencontrait, et dans l'attente du Seigneur, qui ne venait pas. Les disciples, après la passion et avant qu'ils eussent foi à la résurrection, étaient dans la situation de la barque immobilisée au milieu des flots; mais Jésus est venu à eux, et c'était bien lui, quoiqu'ils eussent cru d'abord être dupes de leur imagination ou voir un fantôme. Ainsi en est-il pour le grand avènement. Jésus semble avoir oublié ses fidèles et l'on dirait qu'il va passer devant la barque de Pierre sans la voir; mais cette indifférence n'est qu'apparente; il viendra, et ce sera la paix; il viendra sur les nuées, comme il marche sur les eaux^. »

Il est probable que le récit de la pêche miraculeuse raconté par Luc, comme celui qui se retrouve dans l'appendice de Jean, appartient à une tradition ancienne, concernant la première apparition du Christ ressuscité, en rapport avec la réhabilitation

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