‹ Les théories de M. LoisyChapitre 127 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

OU la seconde vocation du prince des apôtres. Luc « aura voulu adapter ce miracle à la vocation de Pierre comme disciple, moins pour le prodige considéré en lui-même que pour la signification symbolique qu'il était possible d'y trouver. »

« La métaphore des « pécheurs d'hommes » induisait à interpréter en allégorie cette histoire de pêche, et Luc l'a encadrée de façon à en développer le symbolisme. Le Sauveur dans la barque, instruisant les Galiléens, figure la prédication de l'Évangile aux Juifs; l'ordre donné à Simon d'avancer en pleine mer, où se fait une pêche abondante, figure la prédication aux Gentils. La réflexion de Pierre sur l'inutilité du travail antérieur » est « sans doute une allusion à l'insuccès de la prédication apostolique auprès des Juifs, à l'hésitation momentanée de Pierre devant la question des Gentils, et au parti qu'il prend, dans les Actes, d'après une révélation divine, de se rendre à la prière de Cornélius. » L'effroi des pécheurs est « une crainte religieuse devant le miracle, c'est-à-dire, au fond, devant le succès de la prédication apostolique chez les Gentils ^ »

Il va sans dire que le miracle du figuier desséché « n'a pas de réalité^. » Le récit met en action la parabole du figuier stérile, allégoriquement interprétée^. « La parabole de Luc », en effet, « était très facile à tourner en allégorie. Une fois entendue de la sorte, elle devait être mise en rapport avec les

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