Ihid., p
LES MIRACLES ÉVANGELIQUES 193
faits du ministère hiérosolymitain, et d'autant plus facilement que son application primitive concernait le résultat final de la prédication du Sauveur. La visite du propriétaire au figuier devenait le séjour de Jésus à Jérusalem. De là à raconter la visite au figuier comme un incident réel, coïncidant avec le premier acte du ministère hiérosolymitain, la visite au temple, il n'y avait qu'un pas, et ce pas a été franchi ' . »
« L'anecdote du didrachme et du poisson semble présenter plus de g-aranties que la plupart des récits propres au premier Evangile; sauf le trait singulier du miracle, on peut croire que cette anecdote ne vient pas seulement d'une tradition orale assez sûre, mais d'une des sources primitives de l'histoire évangélique^ ». Sauf pourtant « le trait singulier du miracle », car ce « miracle de la pièce de monnaie trouvée dans la bouche du poisson est enfantin; on peut l'expliquer aisément par une fausse interprétation de la donnée traditionnelle^. »
« Il est probable que le miracle, qui tient si peu de place dans le récit, y a été, en effet, surajouté, et que, dans la rédaction primitive, Jésus disait à Pierre d'aller pécher et de trouver, c'est-à-dire de gagner ainsi le statère qu'il donnerait aux collecteurs. L'évangéliste. ou peut-être un glossatcur, aura pensé que Pierre devait trouver le statère dans la bouche du poisson'*. »