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d'une famille qui paraît avoir été assez nombreuse * . » « A s'en tenir au récit de Marc », qui représente la forme la plus ancienne de l'histoire évangélique, non encore compliquée par la théologie de la conception virginale, « on devrait supposer que Jésus, né dans une nombreuse famille, avait des frères et sœurs plus âgés ou plus jeunes que lui^. »
Cependant, «la tradition messianique » réclamait d'abord « que le Christ descendît de David, et qu'il naquît à Bethléem ». Or « les généalogies qui nous ont été conservées par Matthieu et par Luc, élaborées dans des cercles où l'on ne soupçonnait pas la conception virginale du Christ, n'ont pas d'autre objet que de rendre sensible cette filiation davidique, en la déduisant, par une chaîne ininterrompue, depuis David jusqu'à Joseph, et par Joseph jusqu'à Jésus lui-même**. » En même temps, « une conjecture très artificielle et médiocrement heureuse sert à expliquer comment Jésus de Nazareth a pu naître à Bethléem''. » Telle a été la deuxième position prise par la pensée chrétienne.
A un troisième stade on se préoccupa de rattacher à une intervention positive et solennelle de Dieu la collation de la dignité messianique au Sauveur. La foi des premiers disciples avait été « satisfaite en admettant que Jésus était entré dans la gloire de son rôle par la résurrection »; mais, « au bout d'un certain temps, les croyants de la seconde généra-