‹ Les théories de M. LoisyChapitre 139 sur 235 · Ibid., p. 116-117. Cf. ci-deasus, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 116-117. Cf. ci-deasus, p

208 LKS ÉVANGILES SYNOPTIQUES

reniement de Pierre : tout cela est le produit de « l'apologétique primitive'. »

Dans le même temps, on s'efforçait d'auréoler cette mort et ses préliminaires, pour les rendre tels qu'il convenait au Sauveur. Ainsi, a la dignité du Christ est sauvée, dans le récit de Gethsémani, par un acte formel de résignation à la volonté du Père ; dans le récit de l'arrestation, par un discours qui souligne le droit de la Providence et la liberté de celui qu'Elle a voulu livrer à la méchanceté de quelques-uns pour le salut de tous ; dans la mort même, par les ténèbres qui environnent l'agonie et le dernier soupir, par la rupture du voile sacré dans le temple de Dieu, par l'aveu du centurion qui a entendu le dernier cri du Sauveur^. »

Enfin, « l'allocution aux femmes de Jérusalem, la prière du Christ pour ses bourreaux, l'échange de propos avec le bon larron, l'acte d'abandon suprême au Père céleste, sont des traits d'édification où l'on a voulu représenter la grandeur et la bonté vraiment divines du Sauveur. Dans tous ces développements, ce n'est plus seulement la foi qui domine le souci de l'exactitude historique : il en a été ainsi dès le commencement; c'est la dévotion, née de la foi, qui se satisfait dans les peintures qui lui semblent les plus dignes de son objet^. »

Pour retrouver la réalité de l'histoire, en ce qui concerne la mort du Christ, comme en ce qui regarde sa vie, il est donc nécessaire d'élaguer un

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