Ibid., p.'l
4; Ibid., p. 1G7.
de communauté se sont affermies en même temps. Tel est le faitgénéralqui résulteassez clairement durécit de Luc, et qui y est figuré. Derrière ce fait général il faut supposer quelques faits particuliers analogues à ce que Luc raconte : Jésus a été i>u rompant le pain dans la société des disciples. D'autres récits vont l'attester. Qu'un incident de ce genre se soit produit à Emmaûs, non le surlendemain de la passion, mais à une date ultérieure, c'est ce qui importe peu, et ce qui est peu probable, l'histoire d'Emmaûs ayant plutôt chance d'être, en son entier, une transposition de souvenirs relatifs aux apparitions galiléennes K »
D'une façon générale, les récits de la résurrection fournis par cet évangéliste « matérialisent et transforment les données primitives, et même les légendes antérieures, à un point tel que l'historien n'en peut rien retenir comme matière de fait^. » Il « n'hésite pas à faire démontrer par le Christ lui-même la matérialité de la résurrection : Jésus fait sentir aux disciples qu'il a chair et os, et il mange devant eux; il les fait ensuite assister à son enlèvement au ciel. De telles choses n'ont pu être écrites que quand les témoins oculaires de l'Évangile avaient à peu près tousdisparu, quand on pouvait prendre toutes les libertés avec les souvenirs traditionnels, et qu'on ne courait plus risque de provoquer la contradic'on des autorités les plus respectables en supprimant la Galilée comme