Cf. ci-après, p. 311, 312, 33G
petit groupe de critiques, particulièrement avancés, presque exceptionnels, qui se plaisent aux conjectures audacieuses et aux généralisations hâtives, plutôt qu'aux investigations prudentes et aux affirmations solidement appuyées.
11 est même telle façon de supprimer les textes gênants, comme les récits de la sépulture de Jésus ^, qui paraît bien une façon toute spéciale et personnelle à notre critique.
Acepremier point de vue, les théories de M. Loisy n'ont donc pas qualité pour se présenter au nom de la science : en bien des points elles ne nous offrent que des hypothèses, contredites par la majorité des critiques, et qui ne semblent pas près d'être vérifiées.
D'autre part, les procédés employés par l'exégète ne sont pas pour nous inspirer une confiance absolue au caractère scientifique et véritablement impartial de ses affirmations. Ce qui gouverne visiblement l'œuvre de M. Loisy, c'est la rigueur impitoyable de son esprit de système. Le critique concentre son attention sur les points de la vie de Jésus, qui semblent énigmatiques, les traits qui paraissent anormaux et exceptionnels, particulièrement ceux qui contribuent à accentuer le côté humain de sa personne et de son histoire. Ce sont ces traits spéciaux dont M. Loisy s'empare pour étayer sa conception rationaliste, et déterminer les lignes directrices de son exégèse. Tout ce qui cadre avec les faits, ainsi érigés en principes, est proclamé authentique, mis en ligne de compte ; tout