‹ Les théories de M. LoisyChapitre 16 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Irice à sa mort, et que le fait de sa résurrection était douteux pour l'historien.

Jésus s'était proclamé le Messie : telle est bien la réalité de l'histoire. Mais cette idée de Messie n'était intelligible que pour un esprit juif. Lorsque l'Evangile fut présenté, non seulement aux prosélytes que le judaïsme comptait dans l'empire, mais au monde païen tout entier et à quiconque avait reçu l'éducation hellénique, « la théorie du Logos incarné fut nécessaire'. » « Jamais le monde grec... ne se serait converti au Messie d'Israël; mais il pouvait se convertir et il se convertit au Dieu fait homme, au Verbe incarné^. » Ce développement du dogme christologique fut donc « causé par l'état d'esprit et de culture des premiers convertis venus de la gentilité ou ayant subi son influence^. » « Dans la mesure où ils étaient imbus de la culture grecque, ils eurent besoin de s'interpréter à eux-mêmes leur nouvelle foi. Ils le firent d'autant plus promptement et plus volontiers que l'explication s'imposaità qui voulait parler du christianisme aux païens, entièrement ignorants du judaïsme. C'est ainsi que progressivement, mais de très bonne heure, par l'effort spontané de la foi pour se définir elle-même, par les exigences naturelles de la propagande, l'interprétation grecque du messianisme chrétien se fit jour, et que le Christ, Fils de Dieu et Fils de l'homme. Sauveur prédestiné, devint le Verbe fait chair, le

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