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LE DOGME ET l'ÉVAN<;1LE 19
révélateur de Dieu à l'humanité'. » En résumé, «la divinité du Christ, l'incarnation du Verbe fut la seule manière convenable de traduireà l'intelligence grecque l'idée du Messie-. »
De même, « tout le développement grec » du dogme de la rédemption, s'il ne procède pas d'une révélation de Jésus sur le caractère expiatoire de sa mort, se rattache néanmoins à cet élément de sa prédication où le Messie était représenté « messager et agent d'immortalité^. » Le Christ évangélique, en effet, garantit la vie éternelle « à ceux qui verront l'heure du grand avènement et à ceux qui ressusciteront pour en jouir » : « c'est la condition nécessaire, et très explicitement formulée, de la participation au royaume de Dieu ». Ce don de l'immortalité «n'est pas encore conçu comme un rachat, une restauration de l'humanité ; il constitue la récompense promise au juste^. » Mais voici venir saint Paul. Dans la doctrine de l'apôtre des gentils, la justice chrétienne et l'immortalité bienheureuse deviennent « un effetdela médiation et du sacrifice de l'homme céleste, le Christ^. » Puis, voici l'auteur du quatrième Evangile. Pour lui, la vie éternelle est censée déjà présente : « l'homme participe à la vie divine et triomphe de la mort par le don de l'esprit divin que le Christ, Dieu incarné, lui procure^. »