Id., Quelques lettres, p
l'enchaîncnient des phénomènes naturel S et humains, « paraîtphilosophiquement inconcevable' ».
11 essaie bien de dire que, si l'on n'en tient pas compte dans l'histoire, ce n'est pas en vertu d'un principe à/?;7'o;7, mais bien d'une constatation expérimentale, parce que « nulle part on ne l'y trouve réalisée^. » Mais, comment concilier cela avec le procédé d'interprétation appliqué aux miracles évangéliques? Est-ce donc l'exégèse pure qui permet de retenir les guérisons de maladies nerveuses, et qui fait éliminer résolument celles qui se rapportent à des maux incurables? Est-ce la critique sans préjugé qui discerne si infailliblement, dans les récits du poisson et du statère, de l'apaisement de la tempête, de la multiplication des pains, de la résurrection de la fille de Jaïr, etc., que tout ce qui s'explique naturellement est historique, que tout ce qui requiert le miracle est addition symbolique ou légendaire?
« Les théologiens de Sa Sainteté, dit ironiquement M. Loisy, ont pris pour les principes de la critique certaines conclusions générales qui se fondent sur l'observation de faits communs''. » En réalité, la prétendue « observation » des faits a été opérée sous l'influence d'idées qui leur sont totalement étrangères, et les « conclusions générales » qui sont censées s'y fonder dérivent de la préoccupation philosophique beaucoup plus que du témoignage objectif des textes.
Dans ces conditions, la critique de M. Loisy n'est