‹ Les théories de M. LoisyChapitre 164 sur 235 · Renan, Les Évangiles, 2' éd., 1877, p. 114, note · texte numérisé non relu

Renan, Les Évangiles, 2' éd., 1877, p. 114, note

pu utiliser ce document antérieur, sans laisser d'être disciple direct de saint Pierre et rapporteur de sa tradition*. Rien donc ne permet de contester sérieusement l'attribution du second Evangile à un disciple du chef des apôtres.

Par contre, il est telles particularités très caractéristiques de notre document qui vont à confirmer d'une manière positive le témoignage de la tradition sur ce point. M. Loisy convient que l'ouvrage a été probablement rédigé <* dans un pays de langue latine » et qu'on peut y voir un « ancien évangile romain^ ». Son grec est, en effet, beaucoup plus chargé de latinismes que celui des autres Évangiles; les deux liards de la pauvre veuve sont évalués en une monnaie qui est supposée familière au lecteur, et c'est le quadrans des Romains ^. Simon de Cyrène est désigné comme le père d'Alexandre et de Rufus, censés bien connus dans le milieu où l'Evangile est publié : justement, le dernier de ces noms est essentiellement latin, et il appartient à l'un des personnages que saint Paul salue particulièrement, en écrivant aux fidèles de Rome'

D'auti'e part, les récits contenus en notre Evangile offrent une couleur et une vie qui supposent un contact très étroit et très direct avec la réalité

1. B. Weiss, LeJubuch der Einleitung in das Neue Testament, 3' éd., 1897, p. 485; Das Leben Jesu, 4» éd., 1902, t. i, p. 31, soutient une hypothèse analogue : saint Marc aurait connu et utilisé, en le complétant par la tradition orale de saint Pierre, un document prituitif, contenant, avec les discours de Jésus, un certain nombre de récits.

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