‹ Les théories de M. LoisyChapitre 18 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

20 l'évangile et l'église

L'argumentation d'Athanase et des autres docteurs ecclésiastiques n'aura qu'à donner à cette théorie « la rigueur d'un système^, » et ainsi le Christ évangélique, qui s'était contenté de promettre l'immortalité aux membres du royaume futur, sera devenu le Rédempteur, qui restaure le genre humain par sa mort et dès à présent communique la vie éternelle au croyant.

Quant aux sacrements et au culte, si eux non plus n'ont pas été institués par Jésus, ils n'en procèdent pas moins de lui, étant le produit vivant de cette Église à laquelle a donné naissance la société de ses disciples.

Il est d'abord facile de constater que le culte du Christ, le culte de la Vierge Marie, le culte des saints, sont nés spontanément et ont grandi dans le christianisme se constituant ou déjà constitué. On ne conçoit pas, en effet, comment le christianisme aurait pu ne pas être le culte du Christ. « Le christianisme sans ce culte n'est qu'une philosophie, disons, si l'on veut, une philosophie mystique, qui voudrait prendre le nom de religion et qui n'y a pas droit, car elle ne garde aucune forme religieuse déterminée. » Or, le culte des saints est « le complément naturel du culte de Jésus, » et « le culte de Marie, sauf l'importance particulière de son développement, se présente dans les mêmes conditions que le culte des saints^. »

Le développement sacramentel est pareillement une création spontanée de l'Eglise. « En ce qui

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