‹ Les théories de M. LoisyChapitre 182 sur 235 · Id., ibid. Cf. ci-après, p · texte numérisé non relu

Id., ibid. Cf. ci-après, p

3. Ma.kc, vm, 31 = Matth., xvi, 21 = Luc, ix, 22. Marc,ix, 9. = Matth., xvn, 9. Marc, ix,30^Matth., xvn, 21-22 = Luc, ix,kk.

4. Marc, x, 33-34 = Matth., xx, 18-19 = Luc, xviii, 31-33- Cl. Luc, XVII, 25.

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éclatantes de la dignité du Christ. Rien de plus compréhensible au point de vue de l'histoire, et rien de moins vraisemblable au point de vue du travail rédactionnel, que cette sorte de compensation qui s'établit très discrètement entre l'éclat dont vient à briller la messianité du Sauveur et la sombre vision qu'il présente de son crucifiement, entre l'épreuve redoutable que sa passion doit créer pour la foi, et l'assurance, fournie par ses paroles et par ses actes, qu'il est bien le Messie, fondateur du royaume de Dieu.

L'historicité de la prédiction faite à Césarée semble également attestée d'une façon très caractéristique par cette saillie qu'elle provoque de la part de saint Pierre : « A Dieu ne plaise, Seigneur! 11 ne vous arrivera rien de cela », et par la réprimande sévère que cette saillie même inspire à Jésus : « Arrière, Satan ! tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles de l'homme'. » On ne comprend vraiment pas que de tels propos aient été créés par la tradition.

De même, ces remarques répétées — que les disciples, en entendant les déclarations de Jésus, n'en pénétrèrent pas du premier coup le sens, qu'ils retinrent les mots sans les comprendre, en se demandant ce qu'il avait voulu leur dire, qu'ils étaient en grande tristesse, dans le pressentiment d'un malheur inconnu, et qu'ils n'osaient par crainte interroger le Maître^, — sont visiblement des observations prises sur le vif, qui répondent à la réalité de l'état

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