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mystère, sans lequel on n'aurait pas trouvé que le christianisme fût une religion parfaite*. » Bientôt « la communion réelle au Christ dans l'eucharistie fut exigée aussi impérieusement par la conscience chrétienne que la divinité de Jésus'. » Enfin, saint Paul ayant conçu la mort du Christ comme un sacrifice, on pensa que « l'acte commémoratif de cette mort «, la cène eucharistique, « devait participer au même caractère ». « La simple bénédiction et la distribution du pain et du vin, détachées de l'agape, entourées de lectures, de prières, de chants, étaient devenues le sacrifice de la messe^. »

A côté de l'eucharistie se développa le baptême. Le Sauveur n'avait donné aucun précepte à ce sujet; mais le rite chrétien fut imité du propre baptême reçu par lui de Jean. « De même que le baptême du Seigneur avait servi d'introduction à l'Evangile, le baptême introduisait chaque fidèle dans la société évangélique substituée au royaume des cieux'. » Le baptême était suivi de la confirmation, qui en devint une sorte de complément.

« On n'eut pas d'abord l'idée du chrétien pécheur et réconcilié, et l'Eglise ne s'y habitua même que très lentement. « Mais, avec le temps, les chrétiens pécheurs se multiplièrent : une institution de pardon s'établit peu à peu, qui devint le sacrement de pénitence^.

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