Jlan, I, 45 ; vi
SI
ensuite, sur les bords du Jourdain, l'investir solen nellenient et le consacrer officiellement pour sa carrière publique.
Cela est si vrai que le quatrième évangéliste luimême paraît se référer implicitement aux récits de saint Matthieu et de saint Luc. Il reproduit, en effet, sans la réfuter, l'objection que les Juifs pré tendaient tirer, contre la messianité de Jésus, desa naissance à Nazareth, au lieu de Bethléem '; il relate de même très fidèlement et sans plus de correctif les réflexions faites par la foule sur le « fils de Joseph^ ». Or, l'évangéliste ne reconnaît évidemment pas le bien-fondé de la première objection, puisqu'il la présente comme objection des Juifs. Si néanmoins il s'abstient de la résoudre, cette réserve ne se comprend que s'il suppose ses lecteurs en possession très sûre de la vérité sur ce sujet, de telle sorte que la difficulté ne peut exister pour eux. De fait, M. Loisy est pleinement d'avis que l'auteur connaît la tradition synoptique^; il faut même dire qu'il la suppose connue du milieu pour lequel il écrit^.Surce point donc, il renvoie implicitement ses lecteurs au témoignage des premiers Evangiles, du moins à la tradition qu'ils représentent. Et l'on peut croire qu'il fait de même en ce qui regarde l'expression : « fils de Joseph ».
Les textes synoptiques où Joseph apparaît comme père de Jésus, et ceux où l'on nous parle des frères