‹ Les théories de M. LoisyChapitre 205 sur 235 · Mattii., II · texte numérisé non relu

Mattii., II

ait pris naissance sur le tard dans l'Eglise de la Gentilité. Elle paraît répondre à la croyance de l'Eglise des premiers jours.

C'est ce que confirme pleinement l'examen des récits propres à saint Luc.

Moins encore que les deux premiers chapitres de saint Matthieu, les deux premiers chapitres de saint Luc ne peuvent être détachés de son Evangile : ils viennent à la suite du prologue, et ils font partie intégrante du plan de l'auteur. Cela ne fait l'objet d'aucun doute.

Or, l'évangéliste nous avertit qu'il s'est appliqué à se renseigner sur toutes choses depuis l'originel Personne ne songe à suspecter la sincérité de cette attestation. L'auteur a donc voulu se bien renseigner; il y a mis tous ses soins. A-t-il été en mesure de le faire?

Quelle que soit la personne de l'évangéliste, il est certain qu'il lui a été possible de consulter des sources fort anciennes et de première valeur, puisque l'on s'accorde à reconnaître qu'il a eu entre les mains un recueil de discours, analogue sinon identique à celui qui a servi à composer le premier Evangile. Mais, quoi que prétende M. Loisy, l'auteur de notre document n'est pas un inconnu. Nous l'avons vu^, c'est bien celui que la tradition désigne sous le nom de Luc, médecin, et disciple de Paul, c'est-à-dire, un contemporain de la génération apostolique, en communication avec les disciples immédiats de Jésus, en contact avec la tradition

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