‹ Les théories de M. LoisyChapitre 206 sur 235 · Ci-dessus, p. 2G · texte numérisé non relu

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répandue par eux dans les diverses Eglises, y compris l'Eglise palestinienne et hiérosolymitaine. Il a donc été à même de se renseigner à bonne source, et, puisqu'il a été préoccupé de le faire, on ne peut raisonnablement douter qu'il n'y ait réussi.

L'examen attentif de ses récits donne précisément la conviction que l'auteur a exploité undocumentd'origine judéochrétienne etpalestinienne. Non seulement le style a une couleur sémitique notablement plus caractérisée que dans le reste de l'ouvrage, mais les détails d'ordre archéologique, les traits de mœurs, les idées, accusent nettement le milieu de l'Eglise des premiers jours. Les fonctions religieuses du prêtre Zacharie sont décrites avec précision, aussi bien que les cérémonies de la présentation des premiers nés au temple ; le père et la mère de Jean-Baptiste sont loués pour leur fidélité aux observances de laLoi; Siméonet Anne apparaissent comme des justes, attachés au temple et attendantla rédemption d'Israël; dans le discours de l'ange, dans le cantique de Zacharie, la destinée de Jésus comme Messie est figurée sous les traits que le messianisme revêtait dans les conceptions primitives. Tout accuse un docunientde l'ancienne Eglise palestinienne.

M. Loisy paraît en convenir \ mais le critique insinue que ce document ancien, utilisé par l'évangéliste, n'aurait pas contenu l'idée de la conception virginale. Or, c'est là une hypothèse qu'il faut déclarer hautement insoutenable.

Rien ne permet de suspecter la primitivité des

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