Cf. Rena:*, Vie de Jésus, 1867, p
volonté que Jésus aurait exprimée et figurée dans la dernière cène^ »
Mais proposer une pareille explication est prétendre résoudre un problème par une série d'énigmes. Dans l'hypothèse de M. Loisy, en effet, on ne conçoit ni comment les disciples, après la passion, ont continué de se réunir et d'organiser des repas de communauté, ni comment ils sont arrivés à se convaincre de la résurrection de leur Maître crucifié, ni comment de simples impressions subjectives ont pu donner à tout le groupe la certitude de la présence du Seigneur au repas commun^.
On s'explique encore moins que l'on ait eu l'idée d'identifier le pain et le vin du repas au corps et au sang du Christ, si jamais le Christ lui-même n'avait suggéré cette identification; , que l'on ait pu voir dans ce repas le mémorial de la mort rédemptrice, si Jésus n'avait pas fait entrevoir cette signification à la dernière Cène ; qu'on ait songé à un ordre spécial de renouveler l'eucharistie en sa mémoire, s'il n'avait en effet donné ce commandement à ses disciples.
On essaie de faire intervenir ici l'imagination visionnaire de saint Paul. Mais, comment l'Apôtre a-t-ilpu s'illusionner au point de croire à une révélation particulière du Christ sur un fait de son histoire dont il n'avait pas été le témoin? Comment a-t-ilpu communiquer cette révélation aux Eglises, et y appuyer une institution aussi considérable que celle du repas eucharistique avec la signification