Id., ibid., p
S.Id., ibid., t. I, p.224; t. n, p. 552 sq. Cf. ci-dessus, p. 211.
crurent voir le Seigneur, mais encore se figurèrent l'entendre, et, sur sa parole, reprirent en main l'Evangile, continuant de prêcher le Christ, revenu de la mort et toujours vivant^.
Le critique fait même observer que, d'une façon générale, « les évangélistes et saint Paul n'entendent point... raconter des impressions subjectives; ils parlent d'une présence du Christ, objective, extérieure, sensible, non d'une présence idéale, bien moins encore d'une présence imaginaire. Quoique le corps de Jésus ait été en quelque sorte spiritualisé par la résurrection, les disciples ne se représentent pas le Sauveur comme un pur esprit, ni la résurrection comme la permanence de son âme immortelle. Cette dernière idée leur était absolument étrangère. Pour eux, le Sauveur était vivant, par conséquent avec le corps qu'il avait eu avant sa mort. Les conditions de ce corps étaient différentes, mais c'était le même qui avait été mis dans le tombeau, et que l'on croyait n'y être point demeuré^. »
Voilà donc le minimum que M. Loisy se sent contraint d'admettre : les apôtres, dans un certain nombre de circonstances, ont eu l'impression sensible de la présence de Jésus; ils ont même cru voir le Sauveur de leurs yeux, tel qu'ils l'avaient connu dans sa vie mortelle, et ils ont cru également entendre sa parole.
Or, est-il possible de lamener les phénomènes éprouvés par les disciples à des impressions pure-