Marc, xiv, 28 = Matth., xxvi
se contentent de noter que ses disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent ^.
Au matin de Pâques, l'angeditaux femmes d'avertir les Onze que le Maître lesprécède en Galilée, où ils le verront^; mais rien ne montre que les disciples se soient rendus aussitôt à cette invitation; bien plutôt, ils refusent de croire à la parole des femmes^, et dès lors l'on conçoit que le Sauveur ait voulu se manifester directement à eux, à Jérusalem: ce qu'il fait en leur reprochant précisément leur incrédulité ''.
Lorsque saint Matthieu déclare que les Onze s'en furent en Galilée, « à la montagne que leur avait fixée Jésus ^ », il n'est pas probable qu'il vise la parole dite par le Sauveur avant sa passion ; « Quand je serai ressuscité, je vousprécéderai en Galilée ® », car là il n'est pas question de montagne fixée d'avance, ni même de rendez-vous proprement dit; l'évangéliste doit viser un ordre donné par le Christ ressuscité, dans une apparition hiérosolymitaine.
Enfin, c'est par une série de suppositions arbitraires que M. Loisy prétend retrouver dans le récit de la pêche miraculeuse, raconté au chapitre xxi de saint Jean, la première apparition du Christ après sa résurrection. Le critique conjecture qu'un document ancien contenait le récit de cette première apparition et la mettait en rapport avec Simon Pierre