Cf. Id., ibid., p
4. I Cor., XV, 5-8. Cf. Act., x, 40-41 : Discours de saint Pierre devant le centurion Corneille : Ce Jésus, « Dieu l'a réveillé au
troisième jour et lui a donné de se manifester, non à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu a prédestinés, à nous qui uvont
dition primitive concernant les apparitions était assez riche et que nos documents n'ont pas la prétention de l'épuiser : entre autres apparitions, en effet, l'apôtre énumère une manifestation à Céphas, une autre à Jacques, une autre aux cinq cents frères réunis; or, à peine saint Luc a-t-il une allusion à la première, les deux autres sont restées complètement en dehors de nos écrits sacrés. Mais, si les évangélistes ne prétendent pas fournir une relation complète, — et cela est particulièrement évident pour saint Matthieu, — il nous faut donc prendre leurs récits comme des relations partielles, et il est raisonnable de les compléter les uns par les autres. Ainsi, le silence de saint Matthieu et de saint Marc sur les apparitions hiérosolymitai nés n'équivaut aucunement à une négation de ces apparitions.
Il faut en dire autant du silence de saint Luc relativement aux apparitions galiléennes. Le dernier chapitre de cet Evangile présente un tassement évident des faits; on sent que l'auteur abrège et concentre ses informations ; il semble renfermer dans une seule journée la résurrection, les apparitions et l'ascension finale, alors qu'au début des Actes, le même écrivain note expressément que les manifestations de Jésus furentnombreuses et s'étendirent à une période de quarante jours. L'ordre, donné
mangé et bu avec lui, après sa résurrection d'entre les morts, n AcT., XIII, 30-31 : Discours de saint Paul aux Juifs d'Antioche : « Ressuscité d'entre les morts..., il est apparu pendant de nombreux jours à ceux qui étaient descendus avec lui de Galilée à .Térusalem, et qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. »
parle Sauveur, de ne pas qui ter la vil e sainte *, peut donc se rapporter à une dernière apparition hiérosolymitaine, qui succéda aux apparitions galiléennes, et n'interdit pas nécessairement le séjour en Galilée.
En somme, nous sommes amenés à admettre une double série d'apparitions du Christ : les unes à Jérusalem, les autres en Galilée. Cette double tradition, hiérosolymitaine et galiléenne, se trouve formellement attestée par le quatrième Evangile et par la finale actuelle de saint Marc, qui, si elle n'est pas authentique, est à coup sûr très ancienne et doit reproduire une tradition autorisée.
L'historicité des apparitions hiérosolymitaines semble même se déduire assez vraisemblablement du témoignage de la première Epître aux Corinthiens . L'Apôtre mentionne une première apparition à Céphas : or cette apparition est présentée par saint Luc ^ comme s'étant produite à Jérusalem ; il ne semble pas possible de l'identifiera celle que saint Jean raconte comme ayant eu lieu beaucoup plus tard en Galilée, et qui d'ailleurs fut commune à Pierre et aux autres diciples. Immédiatement après l'apparition à Céphas, saint Paul rappelle l'apparition aux Douze : or cette première apparition aux apôtres est encore donnée comme apparition hiérosolymitaine par saint Luc, par la finale de saint Marc et par saint Jean.
Mais, s'il estvrai que les apôtres ont eu, à Jérusalem même, au lendemain du drame affreux qui les avait