‹ Les théories de M. LoisyChapitre 225 sur 235 · Matth., xvi, 18; Jean, xxi, 15 sq · texte numérisé non relu

Matth., xvi, 18; Jean, xxi, 15 sq

7. Cf. A. Loisy, L'Écangile et l'Église, 1902, p. 91. Cité ci-dessus, p. 14.

8. Id., Les Evangiles synoptiques, t. ii, p. 91. — D'après M. Loisy, l'évangéliste décrit la situation delÉglisede son temps.

l'églisb et le cclte catholique 361

Simon Pierre. Jésus le proclame la Pierre fondamentale sur laquelle il bâtira son édifice \ le Pasteur qui doit paître, sans aucune exception, ses brebis et ses agneaux'.

Il lui donne le pouvoir des clefs qui convient à l'intendant d'un palais : de même que le majordome a pour fonction de surveiller, d'accorder ou de refuser l'accès de la demeure royale, ainsi Pierre reçoit la faculté d'introduire au royaume des cieux, et préalablement dans l'Eglise, ceux qui veulent y entrer, et d'en exclure les indignes^ : pouvoir qui renferme « tout l'exercice de l'autorité ecclésiastique en ce qui regarde le traitement des personnes'' ».

Le Sauveur accorde encore, d'une façon toute spéciale, à Pierre le pouvoir de lier et de délier qu'il a conféré aux autres apôtres. « Gomme le pouvoir des clefs vise directement les personnes, le pouvoir de lier etde délierse rapporte directementaux choses. » « Les décisions de Pierre ne sont pas » comme celles deHillelou deSchammaï, « des opinions de casuiste, des interprétations scolastiques d'un texte légal, mais de véritables règles et des lois. On pourrait presque déjà parler d'autorité principale en matière de canons, mais surtout pour ce qui concerne la discipline de l'Eglise et notamment la rémission des péchés. Simon Pierre est donc la première autorité apostolique en ce qui regarde la foi, puisque le Père lui a de préférence révélé le mystère du Fils; en ce

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