‹ Les théories de M. LoisyChapitre 228 sur 235 · Jean, xiv, 26; xvi · texte numérisé non relu

Jean, xiv, 26; xvi

régulière et légitime, doit s'exercer principalement « par l'organe des représentants et des gardiens de l'unité chrétienne^ ».

Le développement cultuel, à son tour, trouve sa justification complète dans le même principe. Assistée et dirigée par l'Esprit, l'Eglise a entouré de son culte Jésus, Marie et les saints. Rien de plus légitime, dès lors que l'on doit admettre que Jésus est réellement le Christ, le Médiateur et Sauveur des hommes, le Verbe de Dieu fait chair, que Marie est en toute vérité la Vierge, Mère du Fils de Dieu, que les saints sont incontestablement associés au Christ dans la gloire.

« 11 était tout naturel que l'on priât Dieu par Jésus, avec Jésus, en Jésus; et l'on ne devait pas tarder à prier Jésus lui-même, si tant est qu'on ne l'ait pas fait aussi dès le commencement, puisqu'il était toujours avec les siens, prêt à les entendre, et qu'il avait pouvoir de les exaucer ». « On priait Dieu en priant le Christ, bien que les prières solennelles de la communauté fussent adressées à Dieu par le Christ. Jésus était comme la face de Dieu, tournée vers l'humanité- ». « Inutile d'ajouter que la même piété, sous des formes diverses, subsiste dans les innombrables dévotions qui se sont rattachées au culte de Jésus, et qui l'ont constitué jusqu'à nous, principalement le culte de l'eucharistie et du Sacré- Cœur, celle-ci plus récente en apparence que dans le fond^. »

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