‹ Les théories de M. LoisyChapitre 229 sur 235 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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l'église et le cl'lte catholique 365

Or, on comprend que le culte de Marie ait grandi en même temps que le culte de Jésus. La conception virginale du Sauveur impliquait pour elle un honneur spécial, et la gloire que chaque progrès du dogme procurait au Christ ne pouvait manquer de rejaillir sur sa Mère. Le culte des saints n'a été, à son tour, qu'un complément naturel du culte de Jésus. Dès les premiers temps, on s'attacha à recueillir leurs restes, comme étant sacrés par l'Esprit et par une espérance immortelle, en même temps qu'on honorait leurs âmes réunies au Christ dans la gloire et dans le bonheur du royaume des cieux^.

Sous la direction du même Esprit, l'Eglise, suivant les indications reçues du divin Maître, organisa le culte sacramentaire, qu'elle fit d'abord entrer dans sa pratique, en attendant de le traduire en théorie. Les paroles, rapportées dans nos Evangiles, au suje de l'institution du baptême, de l'eucharistie, de la pénitence, de l'ordre, peut-être les sentences concernant le mariage, les pratiques se rapportant à l'onction des malades, sans doute d'autres indications encore non relatées en nos documents, mais présentes à l'esprit des apôtres en ces premiers jours de l'Eglise, furent le fondement très légitime, sur lequel l'Eglise, assistée de l'Esprit, appuya sa pratique sacramentaire.

En toute vérité, l'on peut dire que « les sacrements sont nés d'une pensée et d'une intention de Jésus, interprétées par les apôtres et par leurs successeurs ^ ». L'Eglise en règle la marche et le fonction

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