Ibid., p
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cations^. Depuis, il a prétendu qu'il l'avait, en effet, « choisi pour guide », et qu'il avait « repris », pour l'opposer aux thèses de MM. A. Harnack et A. Sabatier, « son idée du développement chrétien^ ».
Ces déclarations rassurantes, le dessein et l'apparence apologétiques de l'ouvrage, sa valeur réelle comme réfutation du protestantisme libéral, la manière habile dont telles propositions orthodoxes venaient atténuer et presque corriger l'effet de propositions trop hardies, la nouveauté puissante du système, la vigueur de la forme dans laquelle il était exposé, purent d'abord faire illusion au lecteur .superficiel. L'ensemble de la construction offrait un équilibre si ferme, la charpente en semblait si rigoureusement et si fortement liée, l'architecture générale et l'ornementation particulière révélaient un art si séduisant, que plus d'un oublia d'en vérifier les bases, ou parut ne point voir qu'elles étaient établies au préjudice de la foi.
Mais les observateurs plus attentifs, sans nier le mérite de l'œuvre, ne tardèrent pas à signaler l'opposition qu'elle présentait en ses parties fondamentales avec l'enseignement traditionnel le plus assuré. Ce qui apparaissait particulièrement grave, au regard de la foi chrétienne, était la réduction considérable que l'auteur proposait de faire subir à la valeur historique des Evangiles, c'était saprétention de ramener toute la manifestation personnelle de Jésus à la seule déclaration de sa messianité, c'était cette assertion, mise en haut relief, que le Sauveur aurait été si com-
i. L'Evangile et V Eglise, p. 195, 213, 231. 2. Autour d'un petit lîi're, p. 7.