‹ Les théories de M. LoisyChapitre 36 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

5. Ibid., p. 155. — Cf. L'Évangile et l'Église, 1' édit., 1903, p. 111 : « Pour la foi il est roi et Dieu dans l'élernité. »

48 AUTOUR d'un petit livre

protestait dabord que l'Eglise fait réellement suite à l'Évangile de Jésus; parfois même il s'exprimait comme s'il eût voulu donner à entendre qu'elle répondait véritablement à son intention. « L'Evangile et l'Église, disait-il, sont dans un rapport identique avec le royaume; ils le préparent immédiatement; ils en sont la racine terrestre, dont la tige monte vers l'éternité. L'Église, en toute vérité, continue l'Évangile, maintenant devant les hommes le même idéal de justice à réaliser, pour l'accomplissement du même idéal de bonheur. Elle continue le ministère de Jésus, selon les instructions qu'il a données à ses apôtres, en sorte qu'elle est fondée sur les plus claires intentions du Christ'. » « L'Eglise, institution de pardon pour le royaume céleste, continue l'action de Jésus prêchant la pénitence en vue du règne de Dieu^. » « Ce n'est pas l'institution qui fait défaut à l'Église. Jésus a voulu l'Eglise dans le service apostolique, organisé en vue du royaume éternel, et qui doit durer jusqu'à la fin des temps. Ce service est continué par l'Église, dont on peut dire que c'est la raison d'être^. »

Plus habituellement le critique rattachait l'Église au Christ glorieux, mais il n'en parlait pas moins, en termes exprès, de « l'institution de l'Eglise par le Christ ressuscité ». « Pour l'historien qui se borne à la considération des faits observables, assurait-il, c'est la foi au Christ qui a fondé l'Eglise; au point de vue de la foi, c'est le Christ lui-même,

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