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donne l'Esprit' ». Sans doute, c'est la communauté primitive « qui a réglé les conditions dans lesquelles il devrait être administré, qui l'a rendu nécessaire en l'adoptant comme tel, et qui y a impliqué en même temps toutes les obligations de la profession chrétienne ». Mais, « pour la foi, ce qu'a réglé la communauté, le Christ immortel et l'Esprit l'ont voulu. Dieu est, dans le Christ, l'auteur de la justification et du sacrement, comme dit le Catéchisme du concile de Trente"^. »
En ce (jui regarde l'eucharistie, toute l'histoire de ce sacrement est « un témoignage de foi grandissante ». Mais, « pour la foi, c'est le témoignage que le Christ vivant se rend à lui-même dans l'Eglise, qui vit par lui. Et il en fut ainsi dès le commencement^. »
I "gine du pouvoir de remettre les péchés et son volution dans l'histoire de l'Eglise « se dessinent avec assez de netteté devant le critique ». Néanmoins, « pour la foi, elles sont légitimes, puisqu'elles représentent un aspect du Christ qui vit et de l'Esprit qui agit dans l'Eglise depuis le commencement''. »
S'agit-il du sacrement de l'Ordre : « au point de vue de la foi » encore, « c'est du Christ ressuscité, c'est de l'Esprit que les apôtres tiennent, sinon leur vocation et leur élection, du moins leur mission définitive et leurs pouvoirs, les pouvoirs étant d'abord acquis implicitement dans la mission, plutôt que