Ibid., p. -lïd
nettement per(;us et déclarés ^ » L'institution du sacerdoce chrétien, la distinction entre évêques et prêtres, « tout cela est œuvre de l'Esprit dans l'Église, institution du Christ, pour celui qui croit au Christ-. »
Il faut en dire autant des autres sacrements. D'une façon générale, ils « ont été institués... par le Sauveur glorifié^. » « Les intentions spéciales, invérifiables et invraisemblables pour la plupart, que l'on voudrait prêter au Christ de l'Evangile, sont avantageusement suppléées par la volonté indéfectible du Christ vivant dans l'Eglise, par l'action permanente de l'Esprit qui anime la foi et qui réalise pour elle tout ce qu'elle croit. Le point de départ du culte chrétien est bien réellement dans l'Evangile, mais c'est l'Esprit du Christ ressuscité qui a donné sens et vie aux rites; c'est l'Esprit qui « a enseigné toute vérité » à l'Eglise, comme l'a fort bien vu et fort bien dit l'auteur du quatrième Evangile^. »
Le nouveau petit livre semblait donc affirmer nettement que le dogme de la divinité du Christ demeurait objectivement fondé au regard de la foi, que l'Église et tout le culte chrétien, sans avoir été établis par Jésus au cours de sa vie mortelle, n'en étaient pas moins approuvés et voulus par le Christ glorieux, pénétrés et vivifiés par l'action réelle et permanente de son Esprit.