‹ Les théories de M. LoisyChapitre 44 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

56 AUTOUR d'un petit livre

que le premier des sacrements chrétiens est né seulement avec la communauté chrétienne^ »

Les récits évangéliques de la dernière Cène contiennent également l'idée que le sang du Sauveur va être versé pour un grand nombre et que le repas eucharistique doit être renouvelé en sa mémoire. Mais cette double idée a chance d'appartenir à la théologie paulinienne. Pour retrouver la tradition primitive, il faut en faire abstraction. Dans le « récit plus court», ainsi obtenu, « il y a bien l'idée de la mort prochaine, mais non celle de l'expiation, et rien ne fait prévoir le renouvellement de la cène en dehors du festin messianique, dans l'avènement du royaume céleste^. »

A leur tour, les textes concernant la rémission des péchés doivent être rayés de l'histoire. Ce sont, en effet, à l'exemple des précédents, « des paroles du Christ glorifié, soit qu'elles se trouvent dans des discours attribués à Jésus ressuscité, comme c'est le cas pour la parole de Jean, xx, 23 », citée parle concile de Trente, « soit qu'elles affectent le caractère d'additions rédactionnelles, comme c'est le cas pour celles qui concernent, dans Matthieu, xviii, 15-18 (xvi, 19), la correction fraternelle et le pouvoir de lier et de délier'. »

En résumé, tout l'ensemble des sacrements, et l'Eglise elle-même, sont à considérer comme une institution du Christ de la foi, qui échappe aux constatations de l'histoire.

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