Ibid.,p
l'église et les sacrements 57
« On ne semble pas s'apercevoir, répétait le critique, que l'institution divine de l'Eglise est un objet de foi, non un fait historiquement démontrable^. » « L'institution de l'Eglise par le Christ ressuscité n'est pas un fait tangible pour l'historien^. » « On perçoit encore sans difficulté, dans le Nouveau Testament, que l'Eglise n'a été fondée et que les sacrements n'ont été institués, à proprement parler, que par le Sauveur glorifié. 11 s'ensuit que l'institution de l'Eglise et des sacrements par le Christ est, comme la glorification de Jésus, un objet de foi, non de démonstration historique^. »
En rattachant ainsi l'Église et les sacrements au seul Christ ressuscité etglorieuxpourla foi, M. Loisy s'occupait-il, du moins, de légitimer la croyance en l'immortalité du Sauveur et en la réalité de l'action persévérante de son Esprit?
L'auteur d'Autour d'un petit Iwr^e ne retirait rien de ce qu'ilavait avancé, dans son précédent ouvrage, contre l'historicité de la résurrection corporelle, et y renvoyait même expressément. « Je crois avoir montré, disait-il, que la résurrection du Sauveur n'est pas proprement un fait d'ordre historique, comme a été la vie terrestre du Christ, mais un fait d'ordre surnaturel, supra-historique, et qu'elle n'est pas démontrable ni démontrée par le seul témoignage de l'histoire, indépendamment du